Mettre l’extension de l’aéroport aux oubliettes

Pendant les élections municipales Nice au Cœur avait pris clairement position contre l’extension du T2.
Rien depuis ne justifie de revenir sur cette position, au contraire. .
La transit aérien connaît une crise sans précédent avec la pandémie du Covid. A Nice l’aéroport à été fermé dans son intégralité plusieurs semaines. Et même si l’activité du terminal 2 a repris, c’est sans commune mesure avec son activité avant le Covid.
Quant au terminal 1, il est toujours fermé. Le terminal 1 pourrait ne pas ouvrir en 2021 tant les prévisions sont pessimistes. Si c’est le cas il n’y aura pas de PSE, les sociétés vont dénoncer leur contrat, ce qui aura pour conséquence une multitude de personnes au chômage.
Parallèlement tout le monde a pu mesurer à quel point la stratégie du sur tourisme pouvait rendre notre territoire économiquement fragile.
Dans ce contexte, persister à vouloir agrandir le T2 relève de l’aveuglement. Indépendamment de l’action judiciaire en cours, il faut aussi soutenir toutes les initiatives militantes qui aideront à faire stopper ce projet totalement irrationnel.

Ne pensez surtout pas que je fais une fixette sur les écologistes.

 Je serais simplement exigeant, aussi exigeant que certains d’entre vous l’ont été vis à vis de moi même et de notre groupe.
Je n’hésiterais jamais à réagir comme je l ai fait suite aux déclarations de Sylvie Bonaldi sur les masques lorsque j’aurais des désaccords à exprimer.

Je reconnaîtrais également leur travail lorsque ça le méritera à mes yeux. Exemple, je reconnais à

Juliette Chesnel-le Roux

le mérite d’avoir ouvert le débat sur les difficultés des aides à domicile dans la ville et d’avoir réclamé un alignement des conditions de stationnement sur celles des professions médicales. C’est une démarche juste. D’ailleurs le maire ne s’y est pas trompé et a annoncé qu’il proposerait une délibération en ce sens au prochain conseil municipal.

Tel est mon état d’esprit, une parole plus libre, plus acérée parfois, plus citoyenne et moins partisane.
Savourons au passage le désaveu infligé à Gaël Nofri, l’adjoint au stationnement, obligé de dire tout et son contraire à 48 heures d’intervalle.

L’ autodidacte et le comédien

Rassurez vous ce n’est pas le titre oublié d’une fable de Jean de la Fontaine mais c’est le binôme qui a pensé à faire du plastique, non pas un polluant mais un carburant

Et cela se passe à quelques kilomètres de chez nous dans une vallée perdue au dessus de Puget Theniers, dans notre haut pays, la vallée de la Roudoule, dont les communes, Puget Rostang, La Croix sur Roudoule, Saint Léger, eurent toutes un maire socialiste dans les années 80.

70% de nos déchets sont des déchets plastiques. Il y a bien un effort de sensibilisation de fait pour alerter sur le fait que ces déchets sont les plus durs et les plus long à éliminer. Les consommateurs occidentaux font attention à ne pas acheter des verres jetables ou des couverts en plastique par exemple. Mais cette bataille contre les déchets plastiques, déjà difficile chez nous, est loin d’être gagnée ailleurs. C’est une bataille mondiale, socialement inégalitaire, menée par les populations des pays occidentaux sensibles aux enjeux environnementaux mais qui n’en est que dans ces balbutiements au Maghreb ou en Inde par exemple.

Or le temps presse. Ainsi a germé l’idée chez un autodidacte que si l’on ne pouvait éliminer les déchets plastiques, alors il valait mieux s’en servir.
Pour s’en servir, il faut les collecter. Pour les collecter il faut leur donner une valeur, en faire une matière première.

C’est ce raisonnement qui a conduit cet autodidacte, Christopher Coste, et ce comédien, Samuel Le Bihan à chercher et trouver la formule capable de transformer nos déchets plastiques en carburant : un gas oil qui alimente actuellement deux camions bennes sur la communauté d’agglomération des Alpes d’Azur.

Cette phase expérimentale s’étant avérée concluante, va se poser désormais la question du développement de ce nouveau carburant.

Nous suivrons cette phase avec grand intérêt

Ne pas opposer terrasses et automobiles

Il y a quelques jours, interrogé par Antoine Louchez, journaliste à Nice-Matin, j’avais évoqué la question de terrasses temporaires.

Christian Estrosi vient de prendre la décision, pour soutenir les établissements plombés par deux mois d’inactivité totale, d’étendre les terrasses partout où c’est possible et cela gratuitement.

C’est une mesure simple, lisible et efficace qu’il faut appliquer non seulement dans l’hyper centre mais également dans les quartiers. La réalité de l’application dans les quartiers sera une tâche que je compte confier à Nice Au Cœur.

Il s’agit de faciliter l’application de la distanciation sociale qui reste l’élément majeur de protection contre la diffusion du virus Covid19. Ces terrasses temporaires permettent de regagner un potentiel de couverts perdus dans les salles à l’intérieur pour appliquer la distance de un mètre. En contrepartie, il faudra être très strict en terme de contrôle.

Il en va de la crédibilité de toute la profession au moment où s’opère le début de la saison touristique.

L’enjeu n’est pas comme le disent les écologistes de profiter de ces extensions de terrasses pour faire reculer l’usage de la voiture en centre ville en supprimant des places de stationnement ou en rendant plus difficile la circulation.

L’enjeu c’est d’essayer de sauver un maximum des milliers d’emplois menacés dans la restauration, chez les limonadiers et les glaciers.