Pauvreté à Nice, des chiffres alarmants

Il y a à Nice 74 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté, soit une sur cinq révèle l’Observatoire des inégalités. Dans un quartier le taux atteint 81%. Il s’agit de la résidence sociale Nicea , l’ancienne Sonacotra pour être clair. C’est le 4eme chiffre le plus élevé de France derrière Paris 310 000, Marseille 210 000 et Toulouse 98 000.
Si l’on regarde la situation en terme de proportions ce n’est pas la même. Des communes de la Réunion approchent les 50%, Aubervilliers 44%, Roubaix 43%. Par contre Paris se situe aux alentours de 15%. Avec une personne sur cinq sous le seuil de pauvreté, il n’y a pas de quoi pavoiser à Nice.
Cela ne peut que nous encourager à nous interroger sur la pertinence de notre modèle économique.
Voilà ce que le plan de relance devrait prendre en compte prioritairement pour faire de Nice une ville pour tous.

Appel aux chefs d’entreprise et aux dirigeants de sociétés de service

De nombreux jeunes ayant un niveau CAP, un niveau BTS, et même un niveau Master sont en situation difficile cette année parce qu’ils ne parviennent pas à trouver une entreprise acceptant de les accueillir pour un stage, ou pour préparer leur diplôme par le biais d’un contrat en alternance.
Cela peut mettre la validation de leur diplôme en péril et leur faire perdre une année. Qu’un jeune perde une année parce qu’il n’est pas investi dans ses études est un compte, qu’il la perde parce ne peut pas avoir accès à un stage qui fait partie intégrante de son cursus de formation n’est pas acceptable.
La peur du Covid n’est pas étrangère à l’aggravation de cette difficulté identifiée depuis des années mais qui atteint là un seuil insupportable pour les jeunes étudiants, mais aussi pour leurs familles, investies mais impuissantes, qui se tournent vers les élus, les responsables politiques, qui n’ont pas de réponses.
Depuis des mois, on nous répète que les jeunes sont ceux qui vont pâtir le plus de cette pandémie. En voilà un exemple concret auquel nous ne pouvons nous résoudre. @UPE06 @ccicotedazur @MetropoleNCA

Visite au Secours Populaire

 

Hier matin vers 9h30 je suis passé rue Bonaparte au siège du Secours Populaire mais nous étions un lundi. Lorsque j’ai vu la queue qui attendait l’ouverture des portes, j’ai décidé de repasser un peu plus tard.

En effet, dégagé de mes obligations électorales, je voulais d’autant moins que cette visite ne soit politiquement interprétable.

A 10h15 c’était plus calme. Sur le trottoir je croise le baron De Brawney, des chevaliers de l’ordre de Malte avec lequel j’ai noué des liens amicaux qui discute avec une maquilleuse. A l’intérieur je trouve Sami qui tente d’organiser avec quatre bénévoles, la réception des dons. Dehors plusieurs « trafics » conduits par des bénévoles attendent leur chargement pour aller livrer ou distribuer des repas. Tout est calibré, parfaitement organisé. Il faut dire que la maison de la solidarité est vaste ce qui facilite les choses.

Ici c’est la solidarité à tous les étages et une activité qui est mesurée constamment.

-11800 colis alimentaires livrés à domicile
-2350 colis d’hygiène
-750 kits bébé
-92 tonnes de produits alimentaires sortis des stocks
-plus de 100 étudiants aidés sur un plan alimentaire chaque jour

Et surtout ce chiffre qui donne tant d’espoir, 400 nouveaux bénévoles.

En repartant après avoir déposé un stock de chemises et des jouets, je me suis dit que tous ces réseaux de solidarité qui s’organisent autour des « majors » comme le Secours Populaire ou les Restos du Coeur, ou autour des association de maraude comme « le café suspendu » sont une véritable richesse pour notre cohésion sociale.

La fin des géants du transport

 

S’il est un secteur que le Covid19 aura bouleversé c’est bien celui des transports.

Air France KLM vient d’annoncer la fin de service de l’airbus A380. Le transporteur franco-néerlandais avait déjà expliqué en juillet 2019 que, pour des raisons de rentabilité de l’appareil, plus gourmand en kérosène et plus polluant que les dernières générations d’avions long-courriers, il allait cesser de faire voler le géant des airs à la fin de 2022.

La crise du Covid19 a accéléré le processus. La compagnie française doit réduire de 50 % les émissions de CO2 sur ses vols intérieurs d’ici à 2024 et engager une réflexion sur son réseau en France quand des alternatives ferroviaires de moins de deux heures et demie existent.

Il en est de même dans le secteur des croisières pour les « géants des mers »,ces navires immenses, très polluants que trois grandes compagnies exploitent et qui sont percutées par la crise. Carnival, Royal Caribbean Cruises Et Norwegian ont vu leurs actions chuter de plus de 70 %.

Ces navires géants ont montré qu’ils pouvaient s’avérer dangereux en cas de pandémie. La promiscuité dictée par les critères de rentabilité rend le confinement inefficace. Aucun port ne veut les accueillir. La croisière s’amuse se transforme en prisons flottantes.

Le Diamond Princess restera dans les annales de l’épidémiologie ce navire de croisière qui aura hébergé les premières études sur la contamination par la CoViD-19, avec quelque 700 passagers touchés.

Actuellement 104 navires de croisières sont à l’arrêt dans les eaux americaines, retenant plus de 71000 membres d’équipage. Les compagnies annoncent un redémarrage en juillet mais la clientèle suivra t’elle ? Rien n’est moins sûr.