Actions du cœur : le Noël des SDF avec la méthode de Michel Adragna et le talent de Gilles Chevillon

 

C’était hier soir le réveillon pour beaucoup d’entre nous. C’était aussi le Noël des SDF. Comme prévu je suis allé saluer les bénévoles d’Actions du cœur, qui n’est pas une association mais avant tout un groupe d’amis solidaires qui distribuent des repas chauds aux SDF de Nice. Mais des SDF vous n’en verrez pas un seul au 1 rue Centrale qui est la base de cette action pas comme les autres.
Elle a la chance d’avoir en base arrière un restaurant qui ferme le samedi soir, le restaurant Tandoori qui permet de préparer les plats. .

Ensuite les bénévoles partent avec les sacs contenant les repas, à la rencontre des SDF selon des secteurs bien déterminés avec un chef d’équipe. Ici on ne badine pas avec l’organisation. C’est la méthode Adragna.

Le plus du Noël 2020 c’est le talent de Gilles Chevillon qui l’amène sous la forme d’un calendrier de la rue composé par les portraits de 12 SDF saisis sur le parcours de la maraude. J’ai toutes les photos mais j’ai choisi de vous en publier que deux , histoire de vous donner envie d’acheter le calendrier au prix de 10 euros pour financer ces actions de solidarité

Vous pouvez contacter Gilles 0610256861 ou Tania Jakic, un autre rouage essentiel du groupe au 0663497787. Avec Laura Albanese

Le rendez vous d’ Amica Lavalliere

 

C’est une tradition bien établie, chaque année je vais à l’arbre de Noël de cette association animée de main de maître par Faouzia Maali et Michel Pugliesi

Ils sont au cœur de la rue Jean Vigo, la fameuse rue à laquelle, il fut un temps, le maire de Nice avait dit déclarer la guerre.

Une formule à l’emporte pièce de plus, suivie d’aucun effet comme souvent. Il y a toujours un peu de délinquance mais il y a aussi de l’espoir.

Faouzia Maali ne parle pas beaucoup mais travaille efficacement aidée par une belle équipe de bénévoles

Une action structurée autour de loisirs mais aussi de l’aide aux devoirs qui mérite tout le soutien des collectivités.

Un petit tour par la Semeuse

 

Je suis allé à la présentation du programme de la Semeuse parce que la Semeuse, c’est une association à part dans Nice, c’est une institution.

Et c est avec plaisir que j’ai retrouvé les dirigeants avec lesquels j’ai pu échanger sur les projets 2020 de l’association présente sur le terrain, qui offre un panel d’activité mais dont le siège est situé au cœur du Vieux Nice avec cette cour intérieure où l’on a dégusté pissaladière et tourte de blettes.

Hier c’était le théâtre qui était à l’honneur. La Semeuse est engagée dans notre cité par la culture, par sa dimension sociale et le théâtre est un outil de cohésion sociale. Et ce travail effectué par les animateurs au quotidien est est un travail fondamental constructeur des fondation de notre société.

L’empreinte niçoise est forte au milieu de cette cour où trône un olivier à peine quadragénaire dont la rapidité de la croissance étonne tout le monde sauf Jean Fournier, le président, qui pense que ses racines s’abreuvent directement dans des eaux souterraines.

La Semeuse doit transmettre et partager pour rassembler autour de valeurs communes. C’est un beau challenge.

Halle de la Gare de Sud : le temps de l’euphorie est passé !

 

C’est l’objet de la conférence de presse que j’ai tenue ce matin en précisant bien qu’il n’était pas pour nous question de démolir ce projet.

Parce que la rénovation de la halle est une réussite totale, esthétiquement, ce serait vraiment dommage que le projet se révèle être un échec.

Les oppositions municipales se sont toutes focalisées sur les conditions particulièrement avantageuses du Bail Emphytéotique Administratif consenti par la ville à la société choisie. (voir les interventions des uns et des autres)

Pour éviter un scénario du style de celui qui se profile à Polygone à Cagnes sur Mer il est impératif de réagir vite. Il faut :

-Renouer avec le concept initial qui était un triptyque : tables des chefs, vintage et louange club discothèque. Nous en sommes loin. Dans la mezzanine on trouve un peu de tout mais peu de « vintage ». Quant à la discothèque, elle a été remplacée par une friperie qui vend des vêtements au kilo !

-Trouver le plus rapidement possible une solution à la température interne de la halle, fréquemment au delà de 30 et qui a atteint au-dessus de certaines cuisines les 46 degrés.
La ventilation prévue par l’ouverture des cloisons à l’air libre ne suffit pas à ventiler par de fortes chaleurs. Urban Renaissance qui a remplacé Banimmo doit faire effectuer les travaux sans délai. Il en va de la santé des salariés et l’inspection du travail est informée.

-Dans ce contexte de forte chaleur, le chiffre d’affaires a baissé de 40% voire plus, mais pas les loyers acquittés par les exploitants. Si un redressement ne s’opère pas rapidement, le modèle économique sur lequel s’est construit le concept pourrait s’effondrer.