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Catégorie — Proximité

Les Mai ne sont pas un gadget de communication

 

Les Mai, ça prend ou ça ne prend pas.

Cela peut être un formidable instrument de popularisation de la culture niçoise, de la langue, de nos traditions.

Cela peut être aussi un pathétique copié collé plaqué par la mairie dans des quartiers sans véritable analyse préalable.

Le résultat n’est évidemment pas le même.

Les deux derniers Mai auquel je me suis rendu illustrent totalement mon propos. Et les photos sélectionnées le démontrent.

A la rue de Suisse, c’est un bide. A la rue Bautruch à Riquier, un formidable succès

Entre les deux il y a le Paillon. A Riquier nous sommes sur la Rive Gauche où les vieux niçois parlent encore le nissarte. C’est là où il y a les classes bilingues à l’école des Orangers. C’est, avec Saint Roch, le territoire de Nux Vomica, le siège de l’association Nissart per Tougiou. Autant dire qu’il y a un terreau sur lequel les Mai prospèrent depuis leur retour.

A la rue de Suisse, nous sommes dans un quartier qui s’est singulièrement paupérise, où les meublés prolifèrent, symbole d’une précarité de toutes les couleurs, de toutes les ethnies. Vouloir planter le mas de cocagne et la mourra à deux pas de l’avenue Jean Médecin, est un non sens.

En posant ce débat, je ne voudrais que certains l’interprètent en disant Allemand, il est contre les Mai rue de Suisse. Je suis pour, mais quand je vois qu’il y a moins de monde que l’an passé cela a une signification. Que s’est il passé entre deux Mai ? Rien.

Ceux qui étaient venu l’an passé ne sont pas revenus parce qu’ils se sont sentis étrangers, pas concernés. Vouloir faire les Mai dans un quartier où il y a 37 nationalités à l’école Auber nécessite un travail de longue haleine, une vie associative et une politique éducative ouverte vers les traditions niçoises.

C’est le seul moyen qu’il y ait pour ne pas plaquer un dispositif qui perd tout son sens.

mai 12, 2019   Commentaires fermés sur Les Mai ne sont pas un gadget de communication

Fête du Vieux Nice

 

Pendant 4 jours la fête du Vieux Nice s’est transformée en grande braderie. Près de 300 commerces en tout genre ont cassé les prix pour la plus grande joie des professionnels du shopping.

Mais au delà de l’aspect purement commercial cette fête révèle plusieurs aspects intéressants.

Il y a :

– une véritable dimension collective dans l’organisation de cette fête, un visuel commun défini à partir de ballons multicolores qui ornaient les devantures.

– une véritable convivialité. Il n y avait qu’à voir la place Rosetti, un des lieux de convergence

– le début d’une identité avec de nombreux restaurants proposant un menu spécial fête du vieux Nice.

Je persiste à penser qu’il est indispensable d’organiser ce type d’événements un peu partout dans les quartiers, à des dates différentes afin de permettre aux niçois et aux touristes de circuler dans la ville et de mieux découvrir les quartiers et leurs commerces.

avril 15, 2019   Commentaires fermés sur Fête du Vieux Nice

Le torball un sport méconnu !

Je suis au 10 ème tournoi international de torball, une sorte de handball pour malvoyants qui se joue par équipe de trois. Il y a sur Nice un très bon club, « Anices ». Il faut un silence absolu car c’est le bruit du ballon roulant au sol qui renseigne le joueur sur la trajectoire du ballon.

avril 6, 2019   Commentaires fermés sur Le torball un sport méconnu !

Deuxième édition de la Journée mondiale du bonheur

J’y suis passé pour saluer les animateurs des stands. Il y avait du monde Place Pierre Gautier, une place remplie pour l’occasion de joie de sourires et de bienveillance. L’arbre du bonheur, réalisé par Carmy Convertino était en bonne place garni de post résumant la vision du bonheur des dizaines de participants. C’était aussi le jour du printemps avec Chantal Amary Berni, Emma Mbene. Laura Albanese

mars 21, 2019   Commentaires fermés sur Deuxième édition de la Journée mondiale du bonheur

Aicha Chibane : la culture à Nice vient de perdre une de ses plus belles âmes.

 

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris hier la disparition d’Aïcha Chibane.

Je la connaissais depuis 15 ans. Clairement engagée à gauche dans cette ville, nos routes ne s’étaient plus jamais séparées. Aicha, c’était la discrétion et la fidélité

Aïcha faisait partie de ces artistes un peu bohème plus attachés à la création qu’à l’argent. Elle vivait chichement dans son appartement atelier de Bon Voyage au milieu de ses pinceaux et de ses toiles. Là s’accumulait, son art, ses périodes, sa vie, sa création extravagante comme sa période sur ses animaux humains ou la dernière qui date de l’an passé et qui était encore en cours sur les baigneuses, très fluide, fondamentalement différentes de toutes les précédentes.

Elle créait sans s’ occuper de vendre. Elle aurait dû exposer bientôt mais le destin ne lui en n’a pas laissé le temps. Peut être est ce finalement mieux ainsi.

Aïcha Chibane ne faisait pas que peindre. C’était aussi une poétesse, une slameuse lisant ses propres textes. Elle était capable de nous émerveiller en lisant parfois des textes très personnels dont l’impudeur tranchait avec sa discrétion. Elle ne lisait pas les textes des autres, elle les interprétait, allant parfois jusqu’à les habiter.

Aïcha, c’était aussi un sourire et un regard. Elle était encore à mes vœux le 19 janvier dernier. Ces temps-ci elle s’était entièrement investie dans les gilets jaunes, son dernier combat. Toutes mes pensées vont aujourd’hui vers sa sœur et sa nièce Lamyaa Chibane.

mars 11, 2019   Commentaires fermés sur Aicha Chibane : la culture à Nice vient de perdre une de ses plus belles âmes.