Le Plan d’investissement de la Métropole !

Très curieusement il a été débattu par les 49 maires en présence de la presse alors que c’est une délibération qui sera présentée au niveau de ses orientations budgétaires à peine le 18 mars prochain.

C’est une première ! Il est d’usage de laisser d’abord le Conseil métropolitain débattre et voter le plan.

Ce plan est de 140 M€ par an sur 3 ans contre 114 M€ en 2017. Cela représente, hors budgets annexes, 420 M€ sur la période.

Ce nouveau plan d’investissement 2018-2020 s’axe autour de quelques priorités :

  • L’embellissement de nos villes et nos villages,
  • L’innovation,
  • Le développement durable,
  • La mobilité, et ainsi dynamiser la croissance et l’emploi.

Au moment où je réagis à cette information, je ne sais absolument pas comment le président de la Métropole compte financer ce plan d’investissement puisque les orientations budgétaires n’ont pas été débattues et le budget encore moins voté !

Tout simplement honteux !

Publié dans Economie, Finances, Métropole | Commentaires fermés sur Le Plan d’investissement de la Métropole !

Sans-abri et grand froid : Je persiste et signe !

Sans-abri

Entendons nous bien sur ce que j’évoque dans ce post.

Il ne s’agit pas de critiquer le travail fait au quotidien par le CCAS de la ville de Nice qui gère des centres d’hébergement.

Il ne s’agit pas non plus de méconnaitre tout ce qui s’organise autour des restos du cœur et de la banque alimentaire où plusieurs dizaines d’associations niçoises se servent chaque semaine pour fournir des repas aux SDF de notre ville.

Il ne s’agit pas non plus de négliger le travail habituel des associations qui effectuent des maraudes dans différents quartiers de la ville.

Il ne s’agit pas non plus de s’en prendre au personnel d’accueil affecté à ces centres, qu’il s’agisse de personnels communaux ou de réservistes. Bien au contraire, ils ont fait un travail admirable d’accueil, avec les moyens dont ils disposaient mais il y avait chez eux beaucoup d’humanité.

Il s’agit d’évoquer une situation extrême de grand froid nécessitant sur une courte période de quatre jours la mobilisation de moyens exceptionnels.

Et là, le compte n’y est pas.

Ces situations extrêmes de grand froid révèlent la fragilité des humains.

Et ce qui s’est passé doit être utile pour l’avenir. L’équipe qui accueille en hébergement d’urgence doit renforcer sa pluridisciplinarité doit comporter une infirmière avec une pharmacie d’urgence capable de soigner des « bobos », d’apporter une réponse médicale sur site ou d’orienter certains SDF vers l’hôpital.

Ce sont ces mêmes situations qui révèlent les carences des politiques publiques contre l’exclusion.

  • Ne rien avoir prévu à manger, ou quasiment rien dans les centres d’hébergement est une faute. Peu importe qu’il y ait tant de repas servis à la rue Badat, ou à l’accueil de jour, il fallait prévoir à l’accueil des centres d’urgence. Et quand je lis qu’un responsable de la réserve communale de la sécurité civile se félicite qu’un restaurant ait amené de la soupe ou que carrefour TNL a fait des dons alimentaires, je le comprends en tant qu’homme confronté à la situation et ayant besoin d’une réponse. Mais il est anormal de laisser des « sans-abri » dépendre d’une solidarité privée toujours aléatoire alors que cette vague de froid était prévue depuis cinq jours.
  • Avoir prévu dans un premier temps 55 lits d’hébergement d’urgence : 40 lits au gymnase Fuon Cauda pour les familles avec enfants et 15 lits à la salle pour les hommes, est une seconde faute. Les capacités se sont révélées assez rapidement insuffisantes, et ce, même s’il y a eu un gros déficit d’information sur la mise en place de ce dispositif. L’intervention de Nice au Cœur dès le dimanche soir alertant certaines associations coupées de l’information, a permis de concerner plusieurs dizaines de sans-abri. Il y avait hier soir 93 personnes à Fuon Cauda pour une capacité initiale de 40 lits. A la salle jules Michel, on est monté à 22 lits pour une capacité initiale de 15. C’est à Jules Michel, dimanche soir, que j’ai vu les « sans-abri » se contenter d’un bol de soupe lyophilisé, sans même un morceau de pain, trempés, pouvant prendre une douche mais avec un substitut de serviette de toilette avec lequel il était impossible de se sécher.

Avoir délibérément excentré l’accueil d’urgence des hommes au fond d’une impasse, la rue Jules Michel, mal éclairée et habituellement concédée aux dealers, est une autre faute. Et pourquoi avoir prévu seulement 15 lits de plus pour les hommes alors qu’ils représentent 85 % des « sans abri ». Résultat, une fois connu, le centre a été débordé et a renvoyé vers Fuon Cauda plusieurs hommes. Malgré cela, il n’a pas été possible de faire face à la demande.

Et maintenant ?

Je pense qu’il faut laisser cet accueil en place pendant au moins deux jours afin de ne pas remettre à la rue tout le monde tout de suite. En effet, les organismes ont été fragilisé par ce froid intense. Nous avons eu la satisfaction de ne déplorer aucun décès mais il faut tenir compte de cette fragilité.

Et enfin, c’est censé n’arriver que tous les trente ans, donc normalement les équipes en place, majorité actuelle comme opposition , ne devraient plus avoir à faire face à une situation pareille

Publié dans Proximité, Social | Commentaires fermés sur Sans-abri et grand froid : Je persiste et signe !

Les 80 ans de l’IESTS : réparer un petit oubli !

En lisant ce matin, l’article du professeur Gastaud sur l’IESTS, c’est tout un pan de ma vie professionnelle qui a ressurgi. En effet, dans les années 1988 à 1993 j’ai enseigné à l’IESTS. J’enseignais le Code de la famille et de l’Aide Sociale, et j’animais aussi un cours de méthodologie de la synthèse, épreuve très importante pour les assistantes sociales.

J’étais également membre du jury à Marseille où je me rendais chaque année. C’est d’ailleurs pour cela qu’une fois élu à la Région, et la Région ayant des compétences sur les formations sanitaires et sociales, j’ai toujours suivi avec beaucoup d’attention les dossiers de l’IESTS. Même si officiellement, c’était Pascale Gérard qui représentait le président Vauzelle. J’ai gardé un attachement pour cet établissement.

J’ai donc vu passer 5 ou 6 promotions d’élèves.

Alors, ce matin, j’ai lu le professeur Gastaud rappeler toutes les figures de cet institut : Le sénateur Robini, le professeur Gilly, Adèle Scapucci de Barry, la directrice qui dirigea cet Institut pendant trente ans. Désormais, c’est le professeur Albert Marouani, ancien président de l’université de Nice Sophia-Antipolis, qui préside l’IESTS. Il fut mon enseignant en sciences économiques. Décidément, ce lien est tenace.

Mais, il y a un homme qui a été oublié et à qui il faut rendre hommage, parce qu’il a traversé toutes ses époques avec ses talents de diplomate et sa méthode florentine, c’est Antoine Ghibaudo. Celui qui fut directeur du bureau d’Aide sociale de la ville de Nice ( aujourd’hui CCAS) sous Jacques Médecin, puis qui devint, au moment de la décentralisation en 1983, le premier directeur des actions médicales et sociales du Conseil général (aujourd’hui Conseil départemental) fut un homme clef.

C’est lui qui accompagna toutes les opérations de restructuration de l’Institut qui a dû s’agrandir à plusieurs reprises. C’est surtout lui qui fut, en 1987-1988, l’homme clef de la fusion entre l’école d’Assistantes sociales et l’école des moniteurs éducateurs pour former ce qu’est aujourd’hui ce grand institut qu’est devenu l’IESTS qui fait la fierté de notre ville.

Parti à la retraite, il est devenu vice président de l’IESTS et continuait encore l’an passé à lui apporter toute son expertise et son expérience.

Publié dans Social | Commentaires fermés sur Les 80 ans de l’IESTS : réparer un petit oubli !

Immobilier : Cela ne s’arrange pas pour les actifs !

 

Tous les professionnels du BTP s’accordent pour dire que 2017 a été une année exceptionnelle dans les Alpes-Maritimes.

Le record des ventes dans le neuf a été battu avec + 11 % par rapport à 2016, soit 4 569 transactions. La revente, quant à elle, a progressé de + 5 % pour atteindre 12 590 transactions.

Résultat, les prix augmentent. 5 399 euros le m2 dans le neuf et 4 038 euros le m2 à la revente dans l’ancien. C’est le seul marché qui reste accessible aux actifs et on peut se poser la question : Pour combien de temps?

Publié dans Economie, Logement | Commentaires fermés sur Immobilier : Cela ne s’arrange pas pour les actifs !

Stationnement : Pourquoi les 2h15 posent un vrai problème ?

Allemand-Cuturello-Dorejo

La nouvelle politique souhaitée par le maire de Nice pour le stationnement fixe la durée maximale d’autorisation de stationner dans les 13 zones règlementées à 2h15.

C’est la durée la plus courte en France. A titre d’exemple c’est 3 heures à Bordeaux et 6 heures à Paris.

La décision prise par le maire de Nice a des incidences à trois niveaux :

– Un problème pour l’organisation du travail dans certains commerces.

C’est notamment le cas de commerces employant du personnel dans le secteur des limonadiers restaurateurs. Le service est perturbé quand des salariés (tous ne peuvent venir en transports publics) doivent s’absenter pour changer leur véhicule de place (car c’est de cela dont il s’agit). C’est aussi le cas de nombreuses professions libérales, au niveau des secrétariats et de l’accueil.

– Un problème dans la relation commerces-clients.

Il y a notamment beaucoup de difficultés dans le secteur du port et de la rue Bonaparte. Les ASVP passent parfois jusqu’à 4 fois entre 18h et 22 h. Cela met une pression sur la clientèle. Des clients écourtent leur repas d’où un manque à gagner constaté. Chez un coiffeur pour femmes, les prestations très longues
comme les mèches, pour peu qu’il y ait eu un peu d’attente, ne peuvent être assurées en 2h15. Il y a déjà eu plusieurs FPS pour des clientes.

– Un problème pour les loisirs en centre ville.

Le traditionnel ciné de certaines familles se trouve amputé d’un passage au pâtissier ou au glacier, ou au Mac Do à la sortie, car en fonction de la durée du film, les 2h15 sont vite là. Il en est de même pour la formule « shopping-salade ».

Le président de la fédération des commerçants niçois, Philippe Desjardins a tiré la sonnette d’alarme. La CGPME également !

Publié dans Transports | Commentaires fermés sur Stationnement : Pourquoi les 2h15 posent un vrai problème ?