Pourquoi les étoiles du Michelin sont elles importantes ?

 

Le verdict 2019 est tombé avec ses joies, ses douleurs et ses déceptions. Le guide Michelin vient de publier son palmarès.
Ce dernier fait et défait les réputations des restaurants à travers le monde. C’est la course au Graal, la 3eme étoile.
Nous sommes là dans le cercle très fermé du très haut niveau de la cuisine. Chacun garde en mémoire le suicide du chef étoilé Bernard Loiseau en 2003 au moment où on allait lui retirer sa 3eme étoile.
Ce guide continue à faire de la France une référence de la gastronomie mondiale.
À Nice c’est la stabilité. Sans être une place en forte de la gastronomie française, la ville la plus touristique de France après Paris ne peut pas ne pas avoir de restaurants étoilés au « Michelin ». Cela fait partie de l’attractivité de la ville.
Flaveur conserve ses deux étoiles à la rue Gubernatis avec les frères Tourteaux, idem pour le Chanteclerc avec Virginie Basselot. Enfin « l’aromate » de Mickaël Gracieux à la rue Deloye et « Jan » à la rue Lascaris conservent leur étoile.
Félicitations à tous les quatre !

Jeanne Augier est partie !

 

Jeanne Augier s’est éteinte, à l’âge de 95 ans
dans son appartement, au 5e étage du palace emblématique de la Prom’ qu’elle dirigeait depuis plus de 60 ans, de ce bâtiment belle époque exceptionnel avec sa coupole rose le plus fabuleux hôtel-musée du monde.

Revenu aux bénéfices alors qu’il tournait à perte en 2011, cet hôtel est le dernier palace familial de l’Hexagone resté français, doté du label «entreprise du patrimoine vivant», valorisant le savoir-faire tricolore.

En raison de sa renommée, l’établissement pourrait valoir selon certaines estimations 300 millions sans compter le mobilier et les œuvres d’art.

Sans descendants, Jeanne Augier avait créé en 2009 un fonds de dotation («Mesnage-Augier-Negresco») qui doit en principe gérer son patrimoine. Les bénéfices doivent aller au développement de l’hôtel, à la défense des animaux, aux handicapés et au «rayonnement de l’art français».

Interrogé par France Bleu, j’ai raconté notre rencontre lorsque nous étions tous deux opposés au passage du tram par la Promenade des Anglais

1ere reunion du comite de pilotage sur le projet d’amenagement de la colline du château

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Après avoir fait le forcing, nous avions obtenu que chaque groupe d’opposition puisse siéger à ce comité de pilotage. Voici quelques éléments d’information.

La ville de Nice est historiquement l’aménageur du site depuis qu’il a été déclassé comme site militaire. Il y a une ville haute à coté de la cathédrale. Le plateau supérieur était un espace urbain avant d’être un espace naturel. Tout a été dégradé dans les années 1930.

L’ ascenseur va être surélevé.

Le projet est avant tout un projet axé sur la restauration.

Ce projet va restreindre et réglementer strictement l’accès des véhicules à la colline du château. Il est prévu des navettes électriques, la réorganisation des aires de jeux et la réalisation de deux kiosques commerciaux.

Il y aura un renouvellement de l’éclairage décoratif avec des nouvelles technologies pour la tour Bellanda et la cascade du château. La cascade a été posée sur le donjon en 1880. Les faux enrochements vont être restaurés parce que la cascade fuit. On regagne en cohérence par rapport à l’histoire de l’espace urbain. Un kiosque d’interprétation du site sera créé. Il y aura une passerelle sur la zone des fouilles.

Les balcons promenoirs vont être végétalisés.

Il y aura une plantation de 35 arbres majeurs sur le plateau supérieur. Les promenades romantiques seront reconstituées.
Heureux qui comme Ulysse, le comte mythologique en mosaïque sera conservé. Et mis en valeur.

Il s’agit d’un plan pluri-annuel d’aménagement sur 15 ans.

1159 visiteurs sont venus voir la maquette du projet au Forum de l’Urbanisme. 126 avis exprimés. 40% d avis favorables, 25% défavorables, le reste ne se prononçant pas.

Raymond Aubrac est mort…

Raymond Aubrac vient de mourir. Il fait partie de ces hauts personnages dont on aimerait croire qu’ils soient éternels. Même à 97 ans, alors que c’est dans l’ordre des choses,  on se retrouve surpris, pris au dépourvu ! On comprend que l’on ne verra plus cette silhouette usée, voutée, certes mais qui annonçait cet esprit oh combien vif, cette intelligence fulgurante, cette épaisseur qui n’appartiennent qu’aux grands hommes. On prend conscience aussi du privilège d’avoir connu un tel personnage.

Raymond Aubrac était l’une des dernières personnalités de la Résistance à avoir  connu Jean Moulin. Il était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire (Rhône) avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR).

En 1947 et 1950, il avait été témoin à charge lors des deux procès du résistant René Hardy (mort en 1987), accusé d’avoir livré Jean Moulin à la Gestapo et acquitté au bénéfice du doute.

Raymond Aubrac était  très actif et avait notamment été ovationné en février 2008 après un discours défendant la laïcité, lors du meeting de campagne de Bertrand Delanoé pour les élections municipales. Il avait été commissaire du gouvernement dans notre région à laquelle il continuait de porter de l’intérêt. En 2004, il était venu à Nice à l’invitation de Michel Vauzelle et de moi-même visiter le musée de la Résistance que la région héberge dans ses locaux de la plaine du Var. Je garde de cette visite un souvenir très ému. Il avait présidé cette année là, le comité de soutien à Michel Vauzelle pour les élections régionales.

Mais il portait toujours un regard attentif à la jeunesse.  Malgré son age avancé, il était également venu à Nice à l’invitation du MJS parler des valeurs de la République, du Conseil National de la Résistance. C’était à l’hôtel Splendid.

Récemment encore, je l’avais sollicité pour me venir en aide et demander au maire de Nice de préempter l’appartement situé au-dessus de la galerie Romanin, rue de France c’était l’un des refuges de Jean Moulin. Nous n’avions pu mener ce dossier à bien. Il était surchargé de travail, je l’avais trouvé un peu plus lointain que d’habitude.

En perdant Raymond Aubrac, la France, mais au-delà l’humanité toute entière, perdent un des derniers grands témoins de la Résistance et du Conseil National de la Résistance dont est issu notre modèle social à la française.

Sachons nous souvenir que la défense de ce modèle est aussi l’un des enjeux des scrutins des 22 avril et 6 mai prochains.