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Catégorie — Sécurité sociale

Nos Bambins mieux protégés ?

Vaccins

Après l’avoir annoncé mi-juin, la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn a donné la confirmation, que onze vaccins deviendront obligatoires pour tous les enfants de moins de deux ans à partir de 2018.

Trois de ces onze vaccins étaient déjà obligatoires : diphtérie, tétanos et poliomyélite. Les huit autres, seulement recommandés jusqu’à présent, le deviennent : haemophilius influenzae B, coqueluche, hépatite B, rougeole, oreillons, rubéole, méningocoque C et pneumocoque.

Ils seront tous pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale, a assuré la Ministre de la Santé.

Il semble toutefois que les parents hostiles à ces vaccins pourraient bénéficier d’une clause d’exemption. Cet aspect sera débattu par le Parlement. En ce qui me concerne, j’y suis plutôt hostile. Mais, si c’est obligatoire, c’est obligatoire !

juillet 6, 2017   Commentaires fermés sur Nos Bambins mieux protégés ?

Ce gouvernement a amélioré l’accès aux soins des plus démunis ! Soyons en fiers !

 

La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) sont deux dispositifs qui visent à améliorer la couverture santé des publics les plus susceptibles de renoncer aux soins pour des raisons financières.

La CMU-C et l’ACS concernant exclusivement les personnes aux revenus les plus modestes, elles ont un effet positif sur la réduction des inégalités. En moyenne, la CMU-C représente un gain de 440 euros par an et par bénéficiaire. Le montant du chèque pour l’ACS atteint, quant à lui, en moyenne 290 euros par an et par bénéficiaire.

Un récent rapport démontre qu’en 2014, 5,5 millions de personnes étaient bénéficiaires de la CMU-C ou de l’ACS en France métropolitaine. Ces deux dispositifs, qui représentent 9 % des revenus des bénéficiaires ayant les niveaux de vie les plus faibles, réduisent les inégalités de manière significative, mais cet effet pourrait être amplifié si toutes les personnes éligibles y avaient recours.

S’il y a des volontaires pour réfléchir à la manière dont on pourrait agir pour que plus de personnes remplissant les conditions d’accord en bénéficient effectivement, je demanderais à ce que Nice au Cœur organise un groupe de travail.

novembre 23, 2016   Commentaires fermés sur Ce gouvernement a amélioré l’accès aux soins des plus démunis ! Soyons en fiers !

Le déficit de la branche maladie de la Sécurité Sociale n’est pas une fatalité

 

Le déficit de la branche maladie de la sécurité sociale a atteint un déficit de 8,6 milliards d’euros en 2012. Si le déficit pour l’exercice de 2010 se réduit par rapport à 2011, les Français connaissent toujours plus de difficultés pour se soigner. En effet, 30% d’entre eux ont annoncé avoir renoncé à se soigner pour des raisons financières. Dans ce contexte, ce nouveau déficit confirme néanmoins le caractère non seulement injuste mais aussi inefficace de la politique du dernier gouvernement en matière de financement de la sécurité sociale.

Ce nouveau déficit disqualifie absolument les orientations prônées par Sarkozy, Fillon et consorts, à savoir la multiplication des déremboursements, l’extension des déserts médicaux, la réduction des moyens de l’hôpital public. Comment peut-on supporter qu’une politique de renchérissement de l’accès aux soins et de mise en danger de l’hôpital public ne se traduise même pas par un équilibre des comptes de l’assurance maladie ?

Ces résultats révèlent cruellement l’absence de toute ambition de Nicolas Sarkozy en matière de santé publique.

Parallèlement, ces chiffres confirment la pertinence de nos priorités  en matière de réforme de santé. Il prévoit tout d’abord de mettre un terme au principe de convergence tarifaire entre le public et le privé. Cette réforme permettra de renforcer l’hôpital dans son action de service public. L’hôpital public ne peut être mis sur un pied d’égalité avec les cliniques privées qui n’assurent pas les mêmes missions. Ensuite, François Hollande s’engage à baisser les coûts des médicaments, en recherchant à en réduire le volume et en baissant le coût des génériques, à ce jour plus chers que dans la plupart des voisins européens. Cette situation a permis aux laboratoires pharmaceutiques de se doter d’une rente une fois de plus sur les frais de la sécurité sociale.

En matière de santé et de vertu budgétaire concernant la sécurité sociale, les Françaises et les Français ont le choix entre deux orientations : d’une part, la réduction de l’accès aux soins et la mise à mal de l’hôpital public incarnées par Nicolas Sarkozy, d’autre part une politique de maîtrise des déficits de la Sécurité Sociale qui ne se réalise pas au détriment de la qualité et de la diversité de l’offre de soins pour les Français.

C’est le choix que je vous invite à faire…

avril 12, 2012   Commentaires fermés sur Le déficit de la branche maladie de la Sécurité Sociale n’est pas une fatalité

La Région investit 469 040 euros dans la réalisation de l’Institut Alzheimer

Les Elus du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, réunis en Assemblée Plénière le 16 décembre 2011, ont voté une importante aide à la réalisation d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et d’un accueil de jour à Nice. Il s’agit de l’Institut Alzheimer porté par le Centre Hospitalier Universitaire de Nice et destiné à être le centre de référence de la maladie d’Alzheimer en France.

Cette aide financière, d’un montant de  469 040 €, contribuera à de nombreuses réalisations :
– un établissement notamment doté d’un pôle d’information et de formation pour le public et les praticiens,

– un centre « Mémoire » pour le dépistage, le suivi, l’enseignement et la recherche,

– une unité de recherche clinique,

– un accueil de jour,

– une unité d’hébergement temporaire,

– une résidence d’hébergement long séjour.

La Région a ainsi souhaité intervenir en faveur d’une opération destinée aux personnes âgées dépendantes, en concordance avec la politique volontariste qu’elle développe dans le domaine de la santé.

J’ai visité le 20 décembre le site en travaux qui accueillera l’Institut en compagnie de Ladislas POLSKI, Conseiller Régional délégué aux questions de santé. Nous y avons donné une conférence de presse.

décembre 28, 2011   Commentaires fermés sur La Région investit 469 040 euros dans la réalisation de l’Institut Alzheimer

Les hôpitaux ruraux échappent (provisoirement !) à la T2A

 

Alors que la T2A devait être initialement appliquée dans tous les établissements de santé d’ici 2012, l’Assemblée nationale vient de décider d’accorder un délai de quinze mois aux petits hôpitaux. Ce sursis évite d’accentuer la contrainte économique sur des structures assurant la prise en charge de soins coûteux mais vitaux dans les territoires ruraux et ceci à un moment où les questions liées à l’aménagement solidaire des territoires n’ont jamais été aussi cruciales. C’est aussi et probablement un peu le sens du message que les élus locaux ont voulu transmettre au gouvernement lors des dernières élections sénatoriales. Plus cyniquement, on peut supposer que la proximité de l’élection présidentielle n’est pas tout à fait étrangère à cette décision.

Initialement prévue à compter du 1er janvier 2012, la mise en œuvre de la tarification à l’activité (T2A) dans les hôpitaux de proximité a finalement été reportée au 1er mars 2013 par l’Assemblée nationale, lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale.

C’est un député UMP, M. Jean Pierre Door, qui est à l’initiative de l’amendement déposé au nom de la Commission des Affaires Sociales. “Le report du délai d’application de la tarification à l’activité vise à assurer la pérennité des anciens hôpitaux locaux et à prendre en compte leurs spécificités dans le modèle de financement”.

Ce report dans le calendrier satisfait la Fédération des hôpitaux de France (FHF) qui souligne : “La T2A a mis en évidence l’insuffisance de financement des charges spécifiques liées aux missions de service public comme à l’accueil de patients plus lourds ou plus âgés [..]. Son report évite une pression trop forte pour fermer des unités de soins alors que les hôpitaux locaux jouent un rôle crucial dans la permanence des soins”.

C’est exactement ce qu’a expliqué Pierre Gibelin, professeur au CHU de Nice. Il démontre que la T2A, telle qu’elle a été conçue, recèle en elle-même la mort de l’hôpital public, assuré de prendre en charge les actes les moins rentables pour laisser ceux à « forte valeur ajoutée » au secteur privé. Derrière des arguments techniques, il s’agit bien d’éviter de désorganiser une filière très spécifique de soins  aux personnes âgées. Celles-ci sont majoritairement  atteintes de polypathologies peu rentables et nécessitant plus de nursing que de soins importants et onéreux. Le système T2A fragiliser donc nécessairement l’équilibre des petits hôpitaux et donc les territoires de santé. Il prévoit, en effet, la rémunération des hôpitaux à l’acte médical, alors qu’ils bénéficiaient auparavant d’une dotation budgétaire globale. Ainsi, à chaque acte hospitalier correspond désormais un code, lequel ouvre droit à un financement précis de la part de l’assurance maladie.

Simple en apparence, la T2A, n’aurait toutefois pas atteint l’objectif principal de maîtrise des coûts. C’est en tout cas ce qu’indique un rapport de la chambre régionale des comptes paru en 2009.

novembre 3, 2011   Commentaires fermés sur Les hôpitaux ruraux échappent (provisoirement !) à la T2A