Des Saisons et des Mots au Quartier Bon Voyage – Saint Charles

 

J’ai assisté, la semaine dernière, à la clôture de cette très belle manifestation. Il s’agissait d’un partenariat entre  l’association Épilogue, qui a maintenant récupéré l’ancienne pharmacie des Chênes pour en faire une bibliothèque, et le Centre d’Animation Loisirs du quartier Bon-Voyage.

Chaque année, Stéphie, la directrice d’Épilogue, trouve une nouvelle idée pour établir un lien entre les jeunes des quartiers et la littérature. Cette année , elle a réussi à fédérer toutes les associations du secteur, Agora, AMMF, APT, l’INS, le CAL, etc… pour faire construire un parcours poétique par des enfants et des adultes des quartiers Saint-Charles et Bon Voyage, .

Tout le monde s’est impliqué et il était particulièrement émouvant de voir tous ces mots écrits, sous forme de kakémonos ou de banderoles sur les balcons et les façades d’immeubles,  comme si les familles s’étant impliquées, et par ce geste, souhaitaient le montrer publiquement.

Le point de départ de ce parcours, de cette balade (ballade aussi, peut-être) était le centre d’Animation Loisirs Bon Voyage. Venaient ensuite le Pont Michel, puis les deux côtés du boulevard Louis Braille jusqu’à la Pharma-Livres de l’association Epilogue. Bien sûr, on pouvait voir les enfants parcourir ce trajet. Toutes les écoles du secteur ont également été associées, de la grande section de maternelle, jusqu’au collège. Les parents étaient plutôt fiers de voir le quartier valorisé par cette initiative et des promeneurs s’attardaient à lire ces poèmes, la plupart d’entre eux illustrée.

La veille, il avait plu mais au moment de la clôture, un immense travail avait été fait pour que tout fût remis en place. Et la plus belle preuve que cette action a été une réussite, c’est que nulle part, ces poèmes n’ont été arrachés, même par les « sauvageons » … Et même une semaine après, quelques uns restent encore accrochés dont, seul, le temps aura raison.

Bravo à tous !

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La constitution de l’Agence Française des villes et territoires méditerranéens durables

C’est à la Préfecture de Région, pendant notre assemblée plénière, vendredi dernier, que s’est déroulée la cérémonie de signature de la Convention Constitutive de l’Agence Française des Villes et Territoires Méditerranéens durables.

Pendant la plénière, nous venions de délibérer pour la troisième fois, confirmant ainsi notre engagement dans ce projet fondateur dans son objet et original par la qualité de ses initiateurs. Tout le monde connait l’attachement de notre Président à la Méditerranée et en particulier son engagement dans l’action des autorités régionales et locales dans le cadre de la coopération décentralisée.

A l’heure ou les peuples arabes construisent leurs démocraties, ou d’autres se battent encore pour abattre définitivement les dictatures, cette initiative commune entre l’État français et les collectivités locales de notre région revêt pour nous une double signification.

– Tout d’abord, c’est la reconnaissance de l’engagement de chacune de nos collectivités dans cette « diplomatie de proximité et de projets » si importante à l’heure ou les États se reconstruisent, ou la démocratie est encore fragile et indissociable de l’emploi et du développement.

– C’est également la nécessité pour l’Etat de mettre en commun moyens et compétences pour être plus efficace et mieux répondre aux attentes de nos amis du sud et de l’est de la Méditerranée.

Le hasard du calendrier méditerranéen place la création de notre agence, (je la dénomme très volontiers ainsi) à l’heure ou villes et territoires du Sud nous demandent écoute et solidarité mais aussi nous proposent de construire, ensemble, une Méditerranée plus solidaire et tournée vers un destin nécessairement partagé.

Depuis l’origine de ce projet, la Région a souhaité que les collectivités actrices de la coopération méditerranéenne fussent partie prenante de ce projet « coopératif » original.

Je remercie leurs représentants, ici présents, d’avoir confirmé leur engagement et souhaite que d’autres collectivités engagées en Méditerranée puissent nous rejoindre ultérieurement.

Je n’oublierai pas, bien entendu, la ténacité de la DATAR et de ses délégués successifs, dans le long chemin de la construction juridique et financière de l’agence aujourd’hui achevée.

Vous me permettrez d’accorder une mention particulière à l’Institut de la Méditerranée, à son Président  et à son directeur sans lequel ce projet serait « resté dans les cartons ».

Aujourd’hui, nous avons cet outil dont nous avons bien souvent déploré l’absence.

Notre contribution sera en priorité mobilisée dans la construction et l’animation d’une nouvelle génération de projets dans lesquels villes et territoires pourront, ensemble, se projeter dans l’avenir en associant leurs moyens et leurs compétences mais je n’oublie pas que notre agence devra aussi s’appuyer sur une diplomatie méditerranéenne renouvelée de la France et de l’Union européenne.

Je sais que nous pourrons compter sur l’appui financier et l’expertise de la Caisse des dépôts et Consignations et sur l’Agence Française de Développement sans lesquelles ce projet n’aurait pas vu le jour mais aussi sur d’autres acteurs qui se sont manifestés dès l’origine de ce projet.

 Nous sommes prêts à nous mettre au travail dès aujourd’hui et un des indicateurs de réussite de notre agence sera sa capacité à rassembler acteurs et initiatives aujourd’hui trop dispersés pour être plus efficace et plus visible vis-à-vis de nos partenaires pour porter des projets de coopération innovants.

Au nom de Michel Vauzelle, je formule des souhaits de réussite au futur Président de notre agence, à son directeur et à l’équipe qu’ils vont rassembler dès demain.

Je remercie Monsieur le Préfet de nous avoir accueilli ce matin pour confirmer, s’il en était besoin, tout l’intérêt qu’il porte au travail commun entre l’Etat et les collectivités quand les enjeux sont ceux de l’avenir de notre territoire et du devenir de la méditerranée.

Je vous remercie.

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La région PACA signe un accord cadre bilatéral de coopération avec le Gouvernorat d’Hébron (Territoires palestiniens)

Les lecteurs réguliers de mon blog savent que la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur développe une politique active en matière de coopération internationale, en particulier sur le pourtour méditerranéen. C’est ainsi que nous avons signé des accords avec de nombreuses régions des pays bordant la mer Méditerranée, que je ne pourrais d’ailleurs toutes citer ici.

Alors que le Hamas vient de libérer après cinq années de détention, le soldat-otage Gilad Shalit, et qu’Israël vient de libérer  500 prisonniers palestiniens, que l’on peut voir dans ces gestes un signe d’apaisement de part et d’autre, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur travaille depuis plusieurs mois à la concrétisation d’un nouvel accord de coopération avec la province d’Hébron en Cisjordanie.

En effet, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur entretient des relations d’amitié anciennes et durables avec les Territoires palestiniens.  Elles prenaient, jusqu’alors, la forme d’un partenariat avec le Gouvernorat de Khan Younis dans la Bande de Gaza. Toutefois, ce partenariat n’a pas été en mesure de produire des résultats suffisants, notamment en raison du blocus de la zone.

 Aussi, nous avons souhaité signé un nouvel accord, avec un territoire moins exposé, dans l’espoir de déboucher rapidement sur des résultats tangibles.

 Je rappelle par ailleurs que nous avons un accord de coopération bilatérale avec une collectivité locale israélienne, la municipalité d’Haïfa en l’occurrence. Il s’agit d’un accord qui a été signé en 1999.

 La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Gouvernorat d’Hébron procèderont dans un esprit de réciprocité et d’équilibre à des transferts d’expérience et de savoir-faire, dans le cadre de partenariats institutionnels, inter-entreprises et associatifs dans les domaines suivants :

–         développement rural, agriculture, eau, environnement

–         développement économique et touristique

–         gouvernance locale et régionale

–         formation, éducation

–         culture et patrimoine

–         aménagement du territoire

Les actions de coopération porteront principalement sur :

–         le soutien au  développement

–         l’accès à l’eau

–         la sauvegarde et la valorisation du patrimoine.

Cet accord a été soumis au vote de l’assemblée régionale ce vendredi 21 octobre.

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Motion adoptée par le Conseil Régional sur l’OIN Plaine du Var

 

Assemblée plénière du 21 octobre 2011

Motion OIN Plaine du Var

Présentée par le Groupe

Socialiste, Radical et Républicain

Cosignée par

Europe Ecologie – Les Verts – Partit Occitan

Front de Gauche

Elu rapporteur : Patrick Allemand

Le Conseil Régional saisitla Commission Nationaledu Débat Public du grand projet d’aménagement de l’OIN « EcoVallée ».

La RégionPACAest partenaire de l’Opération d’Intérêt Nationale dela Plainedu Var dans le Département des Alpes-Maritimes, où elle siège au sein du Conseil d’Administration représentée par trois conseillers régionaux Patrick Allemand, Annabelle Jaeger et Gérard Piel.

Cette OIN dénommée « EcoVallée » est un enjeu stratégique d’aménagement du territoire crucial pour l’avenir du département des Alpes-Maritimes et son territoire. Est-il encore utile de souligner que son périmètre d’action est soumis à de nombreuses contraintes, au titre de l’urbanisme (loi littoral), de l’environnement (Natura 2000, sites et paysages), et particulièrement vulnérable aux risques d’inondation du fleuve Var ? Doit-on rappeler que de nombreux projets d’infrastructures lourdes (Port de Saint-Laurent-du-Var, future gare de Nice Saint-Augustin, Ligne 2 du tramway) et d’équipements locaux structurants (Grand stade de Nice, déplacement du Marché d’intérêt national) existent, avec des coûts et caractéristiques techniques qui devraient être soumis individuellement à débat public ?

Aucun projet de territoire, synthétique et global, n’a jusqu’à présent été présenté par l’EPA. Pourtant les opérations d’aménagement se déclinent dans la Plaine, sans approche ni vision globales, ou pour le dire avec les mots de la lettre de mission du Directeur général de l’EPA (27 sept. 2010) sans « un projet de territoire structuré et ambitieux ».

Les objectifs affichés de l’OIN Plaine du Var en termes de développement durable et d’économie responsable sont clairs et respectables:

–         Placer le développement durable au centre des modes d’intervention sur le territoire ;

–         Prendre en compte les risques d’inondations comme un élément structurant dans la stratégie d’aménagement ;

–         Accompagner l’évolution et la diversification de l’économie vers les éco-industries ;

–         Préserver les espaces naturels et revaloriser les rives du Var.

Cependant, nous ne pouvons cautionner la méthode opaque et unilatérale qui prévaut depuis le démarrage du projet.

Sur la forme, nous avons de grandes interrogations sur la dimension de « partage » du projet. Pour preuve, la démarche de collaboration et de co-élaboration ne s’est développée qu’autour de deux réunions des maires concernés, négligeant toute implication de la population et lui confisquant tout pouvoir participatif.

L’EPA a accepté une concertation publique qui s’est tenue du 26 au 29 septembre derniers dont l’objet était de « définir un projet de territoire ».

Les élus régionaux ont dénoncé un regroupement d’impostures entourant cette concertation publique « à caractère privé » puisqu’elle était organisée sur invitation, avec des documents de travail non partagés en amont et bâclée puisqu’elle s’est tenue sur un temps extrêmement court : une semaine, alors que nous parlons de la construction d’un projet qui vise à structurer un territoire sur 30 ans.

La population a été négligée, aucune réunion d’information territoriale n’a été tenue. Nous estimons aujourd’hui que les modalités et la durée de cette concertation sont insuffisantes au regard des enjeux de ce grand projet présentant des visions à 30 ans.

Le Conseil Régional, en tant que partenaire de l’opération attache une grande importance à la démocratie participative qu’elle utilise comme méthode de gouvernance depuis 1998. Notre institution porte une autre vision du débat public tourné vers la coopération, la transparence et une véritable démocratie participative, engagements qu’elle tient notamment à travers ses états généraux de la démocratie et sa charte à venir.

Compte tenu de l’ampleur (10 000 hectares) et des enjeux du projet de territoire que constitue l’Opération d’Intérêt National de la Plainedu Var, dans le département des Alpes-Maritimes.

Considérant qu’il y a un déficit manifeste d’information dans la concertation publique conduite et organisée par l’ E.P.A. dela Plainedu Var, le Conseil Régional souhaite quela CommissionNationaledu Débat Public soit saisie de ce dossier afin que la grande concertation indispensable pour définir les orientations stratégiques de cette opération nationale puisse être organisée. Elle pourra ainsi faire l’objet de réunions thématiques, territoriales, et également de dépôt de cahiers d’acteurs. Cette commission sera neutre et présidée par une personnalité incontestable et indépendante.

Le Conseil Régional mandate son président pour saisirla CommissionNationaledu Débat Public du grand projet d’aménagement de l’OIN « EcoVallée ».

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Intervention sur le ROB 2012 au conseil régional

 

 

Débat sur le Rapport d’Orientations budgétaires 2012

Assemblée plénière du vendredi 21 octobre 2011

Patrick ALLEMAND

 

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Le débat que nous engageons sur les orientations budgétaires 2012 s’inscrit dans un contexte politique et économique plus dur et plus mouvementé encore que l’année dernière.

Qu’on s’en souvienne, le débat d’orientations budgétaires 2011 était déjà placé sous le signe d’une double urgence, imposée notamment par les conséquences immédiates de la réforme territoriale :

  • urgence d’inscrire dans le temps, c’est-à-dire dans la perspective d’un mandat écourté, une politique de combat et de résistance ;
  • urgence de définir des choix politiques clairs et courageux, face à la volonté délibérée de l’Etat d’affaiblir gravement nos capacités d’intervention financière propres, et en particulier nos recettes fiscales.

Qui plus est, la réforme territoriale, dans sa philosophie et sa construction mêmes, rend particulièrement illisible par nos concitoyens l’organisation et la hiérarchie des compétences à l’échelle locale.

En ajoutant de la complexité et de l’incohérence là où le législateur prétendait éclairer et harmoniser les choix politiques des élus locaux, le gouvernement a méprisé les attentes citoyennes et la démocratie de proximité.

Dénaturation profonde de l’identité démocratique de nos régions et affaiblissement de nos capacités d’action, telles sont les contraintes auxquelles nous avons à faire face de la part d’un Etat qui, à rebours de l’histoire, nie le principe constitutionnel d’organisation décentralisée.

Enfin, dans ce contexte politique déjà difficile, il nous faut de surcroît « jongler » avec une situation économique internationale qui affecte à l’échelle territoriale notre niveau d’engagement et nos marges de manœuvre.

Il n’est pas ici question d’ignorer la réalité de la situation ; elle est extrêmement préoccupante, elle est complexe, et, à divers échelons, nous engage à prendre des mesures fortes, justes et courageuses.

Cependant, si la double crise financière et bancaire nous impose sans nul doute des choix stratégiques nouveaux, il est clair là encore, que l’Etat ne joue pas ce rôle d’impulseur qu’on serait en droit d’attendre de lui.

Entre la considération réaliste mais respectueuse de nos intérêts vitaux, que nous devons exprimer à l’égard des agences de notation, et l’acceptation pure et simple d’un diktat fondé purement et simplement sur la défense d’intérêts propres et sur une vision strictement idéologique – celle de l’ultralibéralisme – le gouvernement a fait son choix, sans équivoque, et ce choix est celui de la soumission assumée au marché.

Il n’est qu’à constater les débats engagés dans le cadre du projet de loi de finances pour s’en convaincre. Elles entraînent notre pays dans la poursuite aveugle d’une politique qui a d’abord montré ses limites avant que de faillir.

Ainsi, en déclarant ce mardi 18 octobre à Nice : « il est venu largement le temps de réduire nos dépenses et de mettre en œuvre les réformes qui permettent de réduire nos budgets. », le chef de l’Etat ne réaffirme rien moins que ce qu’il met scrupuleusement en œuvre depuis 2007 !

La nouveauté vient de ce que cette politique de rigueur, devenue désormais d’austérité, est clairement et officiellement assumée, dans la panique générale qui a envahi les couloirs de l’Elysée et de Matignon à l’annonce par l’agence Moody’s de la « mise sous surveillance » de la France, prélude possible à une dégradation de notre triple A.

Or, s’il est une vérité – au moins une – délivrée par Moody’s, c’est la constatation de l’échec gouvernemental en matière de maîtrise des déficits et de la dette publique. Les remèdes proposés sont non seulement pires que les maux, mais encore s’apparentent à la logique des médecins de Molière, qui saignent et saignent encore, figés dans leurs principes immuables.

On voit bien les effets de cette politique désastreuses à l’œuvre sur nos territoires : l’Etat procède par coupes sombres dans les effectifs de la fonction publique, comprime horizontalement toutes les dépenses, prend des mesures qui ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’exigence d’une réelle égalité fiscale.

En clair, cette soi disant lutte contre les déficits, sans vision alternative, est un puissant frein à la croissance.

Incapable d’impulser une politique nationale à la fois ambitieuse et courageuse, la droite a reçu un avertissement historique, avec le basculement du Sénat à gauche, donnant magistralement écho aux inquiétudes et aux angoisses exprimées depuis si longtemps, toute tendance républicaine confondue, par nos élus locaux.

Ce Gouvernement continue cependant à avancer tête baissée, maintenant des positions, j’allais même dire des postures idéologiques dures, qui vont à l’encontre de l’intérêt général sur nos territoires :

  • gel durable des concours de l’Etat, hors FCTVA, pour une durée de trois ans qui aboutit in fine, par le jeu des mécanismes de péréquation, à une diminution des dotations de fonctionnement ;
  • plan de rigueur non maîtrisé qui, malgré les effets d’annonce, ne dupe plus personne, lorsque l’on constate l’explosion de notre dette publique ;
  • prévisions de croissance qui, de l’avis de tous, sont au pire extravagantes, au mieux excessivement optimistes, au regard de l’évolution de la crise financière, alors que les prévisionnistes internationaux nous situent entre 0,9% et 1,5% dans la meilleure des hypothèses.

Notre région et avec elles l’ensemble des collectivités territoriales et locales, comprennent d’autant moins cette position figée qu’elles concourent pour les deux tiers – cela avait déjà été souligné par le CESER en 2010, et vient d’être confirmé par la cour des Comptes –aux exigences pourtant subies, du ralentissement de la dépense publique, que l’Etat lui-même prescripteur en la matière, s’avère incapable de respecter !

C’est donc dans ce contexte très préoccupant, avec les moyens dont elle dispose, que notre région continue d’agir avec force, toujours dans une logique de combat et de résistance certes, mais avec l’ambition de préparer les enjeux cruciaux de 2012, de dessiner l’avenir de nos territoires en 2014 et, au-delà, avec l’élaboration du Schéma des schémas (SRADDT) qui préfigure l’avenir de notre territoire à l’horizon 2030.

Notre groupe salue ici le rappel des quatre grandes priorités d’actions qui donnent sens à nos orientations budgétaires pour 2012 : l’emploi, le triptyque « éducation, sport, culture », l’aménagement du territoire, le renforcement de la démocratie de proximité, avec comme fil conducteur, une préoccupation constante à l’égard de notre jeunesse.

Ces priorités mettent bien l’accent sur la nécessité d’un développement économique qui est au cœur même des missions du Conseil Régional.

Nos orientations en matière d’emploi et de formation constituent le premier effort budgétaire de notre institution.

Elles entendent exploiter tous les leviers propres à créer, sécuriser et consolider dans le domaine de la promotion de l’emploi, qu’il s’agisse de formation professionnelle et d’éducation permanente, d’insertion, de lutte contre la précarité, de renforcement des parcours professionnels, de soutien aux lieux où se mêlent expérimentations et innovations, je pense par exemple à la formidable réussite des PRIDES.

Notre Région doit également anticiper l’avenir, en préparant les conditions d’une mutation écologique de l’économie régionale, qui ne saurait ignorer l’histoire et la défense de nos intérêts industriels locaux.

A cet égard, la gestion de l’après-pétrole est un enjeu stratégique majeur sur notre territoire, pour l’avenir des filières industrielles induites, dont nous devrons accompagner la reconversion.

En matière d’éducation, de culture et de sport, notre Région met les principes de notre pacte républicain au cœur de ses actions.

Là encore, entre compétences régaliennes et politiques volontaristes, c’est bien l’enjeu d’une politique visant à l’égalité sociale qui s’impose, que ce soit pour nos lycées, pour l’amélioration de la qualité de vie scolaire de nos jeunes, pour la valorisation de notre filière sanitaire et sociale, qu’en faveur du monde du sport et du champ de la création.

Nous nous réjouissons de voir nos choix en matière d’aménagement durable du territoire régional s’amplifier durablement.

Ils contribuent à faire de notre région l’un des principaux investisseurs dans l’économie régionale.

Interlocuteur incontournable de l’Etat et des collectivités locales,la Région PACAprépare l’avenir en contribuant pour plus d’un milliard et demie d’euros à la réalisation d’infrastructures lourdes et à l’amélioration du cadre de vie de nos habitants, qu’il s’agisse du transport ferroviaire, de l’offre de services aux usagers (il n’est qu’à voir l’incontestable succès dela carte Zou !), d’une politique d’habitat social durable et de qualité, d’une nouvelle vision de la cohésion sociale avec le projet d’Ateliers Régionaux des Villes, de promotion et d’accompagnement de nos territoires ruraux et de notre agriculture.

La démocratie de proximité, enfin, ne peut être entrevue comme une fin en soi, mais principalement comme un outil « vertueux » permettant des avancées décisives dans tous les domaines stratégiques pour l’avenir : développement durable, écologie, protection de la biodiversité, aménagement urbain, cohésion sociale.

Les « Fabriques de la démocratie », que notre Président Michel Vauzelle a initiées, ont constitué, à la suite des Etats généraux des services publics, l’une des innovations les plus remarquables – et remarquées – de notre Région, pour faire vivre au plus près de nos concitoyens, par le débat contradictoire, l’échange de savoirs et de compétences, les thématiques prioritaires qui accompagneront les mutations de nos territoires.

En s’appuyant sur les acteurs de la démocratie sociale et du champ associatif, sur la société civile et le monde de l’entreprise et de l’innovation, ces fabriques ont permis d’ajuster nos ambitions, de créer de la richesse prospective, de nous projeter en avant.

Il nous faudra poursuivre ce travail fructueux, avec ambition et en y mettant les moyens nécessaires, au travers des Etats Généraux de la démocratie, pour qu’une réelle contribution citoyenne éclaire et enrichisse nos actions.

Nous voyons bien, dans les marqueurs de ce ROB, malgré l’adversité politique et économique dans laquelle nous évoluons ici, en région, que notre collectivité poursuit les efforts engagés en début de mandature, en associant à la définition d’une politique active et responsable en matière d’investissement public, le maintien d’une ambition égale dans le domaine du développement économique et du combat pour l’emploi, en nous positionnant, à notre échelle et avec nos moyens, comme ce « bouclier social » régional, dont les habitants de PACA ont tant besoin, pour atténuer l’impact de politiques nationales aussi brutales qu’injustes.

Cette exigence de justice sociale et de dynamisme économique, social et culturel, est notre réponse politique à l’écueil du désenchantement, tout comme elle constitue un message fort à l’égard d’une majorité de provençaux, qui nous ont choisi sur un programme et un projet politique, que nous mettons en application, fidèles à nos engagements et à la haute idée que nous nous faisons de l’intérêt régional.

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