Je n’ai manifesté ni contre les masques, ni contre les vaccins : la gauche doit s’interroger.

Répondant à l’appel d’une trentaine d’associations, de syndicats et de partis politiques, nous étions 150 environ à la gare SNCF à 14h15 pour manifester contre la loi sécurité globale et contre la loi sur le séparatisme.
Au moment où le cortège allait démarrer, plus une centaine de manifestants nous ont rejoint et se sont infiltré dans le défilé avec des slogans anti-masques et anti-vaccins alors que je milite et pour les masques et pour les vaccins !
Le problème est que collectivement les organisations de gauche n’ont pas pu canaliser cette participation inopportune qui par son nombre et son dynamisme a pris le dessus.
Et nous nous sommes retrouvés un tas à nous désolidariser d’un cortège que nous avions nous même organisé.
Cela pose un vrai problème et doit nous interpeller collectivement.
Restons toutefois lucides également. Si ce qui est arrivé a pu arriver c’est qu’il y a un grave problème de mobilisation à gauche.

Marche des Libertés

Je ne suis pas allé manifester contre les masques
Je ne suis pas allé manifester contre la police
Je suis allé manifester contre la loi Sécurité Globale et plus particulièrement contre l’article 24.
Que ce soit bien clair.

Soutien total aux soignants!

 

Nous étions entre 1500 et 2000, place Masséna, hier soir pour soutenir les soignants.

Au delà des 300 euros, revendication légitime des soignants, c’est la défense de tout le système hospitalier qui est en jeu.

Si l’on veut continuer à avoir accès à des soins de bonne qualité il faut cette fois mettre sur la table un certain nombre de questions comme :

– la réouverture de lits, notamment de réanimation,

– la revalorisation des salaires mais également la création de postes de soignants, afin de renforcer l’attractivité de nos emplois de soignants, fortement concurrencé par l’hôpital monégasque.

– la mise en place d’une démocratie sanitaire pour mieux ajuster la réponse aux besoins,

– la nécessité d’un aménagement sanitaire du territoire associant aux décisions les élus locaux.

L’accès à des soins spécialisés non urgents très difficile actuellement.

La crise du covid 19 a mis en lumière toutes ces carences qui ne sont que le fruit d’un lent mais inexorable désengagement de l’État vis à vis des hôpitaux. C’est à cette spirale qu’il faut mettre un terme et cette pandémie nous montre que le moment est venu.