La mémoire de Max Cavaglione et de Pierre Joselet honorée.

 

Je l’avais demandé à plusieurs reprises et encore récemment à l’occasion de l’inauguration de la rue Charles Pasqua et Christian Estrosi m ‘en a donné acte.

Ils étaient 4 comme les mousquetaires parce qu’il faut rajouter le général Binoche et Jean Hugues Colonna.

Mais seuls Max Cavaglione et Pierre Joselet siégeaient au conseil municipal en septembre 1990 au moment de la fuite de Jacques Médecin en Uruguay.

Ils ont écrit un page d’histoire de notre ville.

L’ironie du sort fait que le même jour le conseil municipal attribue à la rue de l’opéra le nom de rue Jacques Médecin.

Il y a eu sur la salle une étrange ambiance, un sentiment que cette séance était un peu « un solde de tout compte » et qu’une page de l’histoire politique de notre ville se refermait.

Attentats du 13 novembre 2015 : 3 ans déjà !

 

 

Souvenons nous !
C’ était il y a trois ans, le 13 novembre 2015, des terroristes de l’état islamique perpétraient les attentats les plus meurtriers sur le sol français depuis la Seconde Guerre mondiale.

Je me souviens très précisément de ce moment. J’étais comme des millions de français en train de regarder France-Allemagne au stade de France, devant ma télévision quand les premiers messages sortirent sur les réseaux sociaux. Le match continuait à se dérouler comme si rien ne se passait. C’ était une scène totalement surréaliste.

Ils ont assassiné ce soir là 130 personnes, certaines attablées aux terrasses des restaurants d’autres fauchées alors qu’elles assistaient à un concert de rock au Bataclan. Il y aura aussi 489 blessés.

Ce soir-là, la France a basculé. Tous les Français ont basculé sur les chaînes d’infos en continu et ont regardé meurtris ces scènes de guerre au cœur de Paris. Nous venions tous de comprendre huit mois après Charlie, mais aussi huit mois avant Nice que, plus jamais, plus rien ne serait pareil.

Centenaire de la fin de la guerre 14-18 : une journée exceptionnelle !

 

 

Chaque année le 11 novembre nous commémorons cet armistice qui a signifié la fin de la Première Guerre Mondiale, signé dans un wagon dans la clairière de Rethondes.

Mais cette année est le centenaire. Les cérémonies ont commencé hier et se poursuivront toute la journée.

Si vous avez des enfants, des petits enfants et rien prévu de spécial, venez sur le quai des États Unis cet après-midi, apprenez leur à aimer l’histoire.

Vous trouverez un campement reconstitué placé en face l’opéra sur le trottoir sud.

Vers 14h / 14h30 arrivée du défilé des « Poilus » venant de l’avenue Jean Médecin, devant la mairie.

Et à 15 heures grande cérémonie officielle au monument aux morts. Le tout sera terminé à 15h40 maximum.

Et rappelez vous bien que fêter le centenaire de quelque chose est toujours un événement unique ou presque dans une vie humaine.

Nouvelle Calédonie : la marque indélébile du rocardisme.

 

C’était il y a trente ans, 25 personnes trouvaient la mort à Ouvéa. La Nouvelle Calédonie était à feu et à sang sous la houlette du tandem Charles Pasqua – Bernard Pons. Probablement que si la droite avait gagné la présidentielle et dû gérer ce dossier, nous aurions assisté à une décolonisation sanglante.

Heureusement François Mitterrand était réélu, il nommait Michel Rocard premier ministre. Et Rocard pris ce dossier à bras le corps, créa une commission de négociation avec à sa tête un proche, Christian Blanc.

Après de longues négociations le processus aboutissait aux accord de Matignon. Tout a reposé sur la relation de confiance qui s’ est établie entre Michel Rocard.et Jean Marie Tjibaou. Derrière la grande histoire il y a toujours des relations humaines.

La confiance a été rétablie. Ces accords de Matignon ont été sanctuarisés. Aucune alternance n’y a touché. La parole de l’état, de la France, a été respectée. Toutes les étapes du processus ont été accomplies et comme prévu dans les accords de Matignon, trente ans après la Nouvelle Calédonie avait rendez vous avec son histoire. Elle pouvait choisir l’indépendance, elle a choisi de rester française.

C’est une preuve de confiance en la France et nous pouvons en être fiers. C’ est aussi un message d’ espoir qui montre que pour les calédoniens, la France est un pays qui a encore un avenir.

Mais aujourd’hui n’oublions jamais ce que nous devons à Michel Rocard. Le destin ne lui aura pas permis d’assister à l’aboutissement de son travail.

Oradour sur Glane, Macron s’est adressé aux jeunes et aux enfants de France.

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Le 10 juin 1944, un déluge de feu et d’acier s’est abattu sur ce village paisible.

Oradour est un scandale, 642 martyrs, un village assassiné. C’est la France ce jour là qui fut frappée au cœur. Oradour ce fut la sauvagerie brutale.

Il y a trois ans je suis allé visiter ce village martyr. J’avais prévu d’y rester un peu moins d’une heure. Au bout de deux heures je n’arrivais pas à en partir tant je ressentais le poids de son histoire. On ne ressort pas indemne d’une telle visite tant le silence du lieu ne parvient pas à masquer la violence et la soudaineté du massacre.

Le 10 juin 1944 était un jour comme les autres.
Le plus jeune enfant mort à Oradour avait 8 jours. C’était le jour de la visite médicale pour les enfants et le jour de l’attribution du tabac.

Le martyr d’Oradour concentre tout ce qui nous révolte. Ici a été piétiné tout ce qui nous construit.Tout ce qui s’est produit ce jour là est haïssable.

Mais le président en s’adressant aux jeunes leur a confié une mission. il souhaite qu’ils deviennent des témoins et mais aussi des « passeurs » qui transmettent.

Pour cela il met en avant l’éducation qui forge les consciences car tout peut recommencer. Ce sera la responsabilité des jeunes de veiller à ce que cela ne se reproduise pas.

Mais le message ne s’est pas arrêté là. Il leur a également dit que ce soir dans leurs familles, ils rapporteront ce qu’ils ont vu et qu’ils ne seront plus les mêmes. « Vous aurez envie d’un monde meilleur, de défendre un monde qui doute de la république française et du rêve européen » a t’il dit. Sinon on prendrait ce risque immensément coupable de répéter l’ histoire.

A Oradour sur Glane, Emmanuel Macron a dépassé le devoir de mémoire et appelé au travail de mémoire !