Carnaval annulé : un nouveau coup dur

Le roi des animaux ne se promènera pas sur la place Masséna cette année. L’édition 2021 du Carnaval de Nice est annulée.
Cette annonce, en elle même, ne constitue pas une surprise. La densité de la foule est bien entendu fortement contre-indiqué. Les carnavaliers ne seront que peu touchés par cette décision. Ils vont être indemnisés ce qui est logique.
Ce qu’il faut mesurer ce sont les dégâts collatéraux.
Dans l’hypothèse où le confinement est complètement levé le 20 janvier et que les bars, les restaurants et les hôtels sont autorisés à rouvrir, ils vont commencer par un mois de février calamiteux alors que février est un temps fort de la saison touristique en temps normal.
Il en sera de même pour l’activité aéroportuaire et tous ses emplois induits, pour l’activité Airbnb et bien d’autres domaines.
Décidément, on n’en sort pas.

Redémarrage de l’activité commerciale, nous devons tous être responsables

L’ ouverture des commerces de proximité est une bonne nouvelle pour l’économie et pour la cohésion sociale. Elle était très attendue.
Ceci dit il ne faudrait pas confondre réouverture des commerces avec les 3J ou l’ouverture des soldes pour ne pas vivre un 3eme désastre sanitaire.
Chacun d’entre nous doit faire preuve de responsabilité afin de lisser nos achats en jouant sur les amplitudes d’ouverture des magasins, en essayant de ne pas trop flâner en intérieur.
Bons achats et prenez soin de vous… et des autres.

Les stations de ski ouvertes mais le ski sera interdit

Une bien étrange décision que celle de Jean Castex sur laquelle le maire de Nice demande une dérogation.
En effet il faut tout d’abord préciser que l’accès vers les villages des stations est autorisé. On nous présente cela comme une grande avancée mais les stations sont ouvertes car il y a des services publics, des gens qui y travaillent ( hors métiers liés au ski), des gens qui y habitent et travaillent dans les vallées. Enfin aucune zone du territoire national n’a été mis en quarantaine absolue.
Concernant l’activité ski proprement dite, on aura du mal à nous expliquer qu’une activité sportive de plein air favorise le développement du virus. Il suffit d’interdire les remontées mécaniques fermées, comme les « œufs » et les téléphériques. Les remonte-pentes et les télésièges peuvent fonctionner. Quant à la question des queues, il est préférable de faire la queue en plein air plutôt qu’à la station Jean Médecin de la ligne 2 du tram à une heure de pointe.
Ce serait alors l’après-ski qui poserait problème. Mais de quel après ski s’agit il? Les bars sont fermés, les restaurants sont fermés aussi ainsi que les boites de nuit. Les risques sont donc minimisés. Les gens feront la queue pour aller chez le boulanger, ou faire quelques courses au supermarché en appliquant des règles sanitaires strictes, les mêmes que celles appliquées alors sur le littoral. Il faut une certaine cohérence.
On oppose alors que les gens se retrouveront les uns chez les autres pour passer des soirées ensemble. Mais ne le font-ils pas sur le littoral, notamment à Nice.
Enfin il semble qu’une question de cohérence européenne se pose. On apprend que l’Allemagne et l’Italie vont fermer leurs stations, que de fortes pressions sont exercées sur l’Autriche, la Suisse et l’Espagne à en faire de même. C’est peut être de ce côté que se trouve la vraie raison.
En effet, dans ce contexte, tenir compte de la spécificité de nos stations de ski, qui n’ont rien à voir avec les station des Hautes-Alpes ou des Alpes du Nord et qui exercent une forte attractivité, notamment sur la région parisienne, relève de la gageure. Pourtant rien de tout cela ne se passe dans nos stations dont la clientèle est très majoritairement une clientèle de proximité et la plupart des résidences secondaires appartiennent à des familles niçoises.
En fait Christian Estrosi se livre à une ultime opération de communication alors que le sort de nos stations m’apparaît hélas scellé.

Covid 19 : que deviennent les travailleurs au noir à Nice ?

C’est une question tabou, jamais abordée comme si le problème n’existait pas.
Pourtant nous savons très bien que Nice cumule les secteurs les plus exposés au travail au noir, qu’il s’agisse de la restauration, de l’hôtellerie, du commerce de détail alimentaire, du BTP, du gardiennage, de l’industrie du spectacle, voire des services à la personne, notamment les aides ménagères.
Il faut bien mesurer qu’alors que les salariés bénéficient d’un dispositif très protecteur en France avec le temps partiel, les personne dont le travail n’est pas déclaré n’ont aujourd’hui aucune revenus.
C’est un drame invisible pour des milliers de niçois car cette partie de la population subit de plein fouet les conséquences économiques de cette crise sanitaire.
On me signale sur plusieurs maraudes une vague de nouveaux précaires qui n’avaient jusqu’à présent jamais fréquenté les distributions alimentaires.
Le rôle des bénévoles des maraudes n’est pas de faire des enquêtes sociales mais je suis persuadé qu’un grand nombre d’entre eux sont des travailleurs au noir que tombent dans la précarité totale.

L’initiative « aux Armes citoyens » doit être combattue

Cette initiative qui s’appuie pour justifier sa pseudo légitimité sur l’idée que l’Etat ne serait plus en mesure d’assurer la sécurité de nos concitoyens, d’assurer sa fonction régalienne, doit être combattue.
Qu’une discussion s’engage sur les moyens de la Police nationale, sur le développement des articulations avec les polices municipales, face au nouvel aspect polymorphe du terrorisme qui rend la sécurisation plus complexe, oui !
Mais que l’armement des personnes physiques privées soit présenté comme la solution, non !
Je m’étonne de voir que certains responsables politique ont adhéré à ce groupe. Même si c’est juste pour se tenir informé, nous ne sommes pas dans le monde des bisounours. Chacun doit avoir conscience que toute adhésion au groupe est revendiquée et utilisée comme caution.
J’ai 128 abonnés à mon compte FB qui en compte 4975 qui ont adhéré à ce groupe. Pourtant la plupart d’entre eux ne sont pas très éloignés des valeurs que je défends dans le débat politique. Cela représente à peine plus de 3%.J’en suis plutôt fier.
Mais j’entends et je lis ceux qui, parmi eux, disent qu’il faut se poser des questions si ce groupe existe. Mais présenter cette question ainsi, c’est déjà l’antichambre de sa justification.
Comprendre que la cohésion nationale est menacée oui mais y répondre par la facilité, la démagogie, le populisme, certainement pas.
Voulons nous encore nous américaniser davantage ? Après avoir importé cet ultralibéralisme qui nous cause bien des maux, va t’on construire pour demain une société à l’américaine avec plusieurs armes à feu par famille. C’est ça la solution sous-jacente ?
Je m’y opposerais toujours résolument.