Une bonne nouvelle : la baisse des expulsions locatives à Nice

Cette année il y aura eu un peu plus de 3000 expulsions locatives dans les Alpes-Maritimes dont la moitié sur Nice. C’est loin du pic de 2014 avec 3458 expulsions. Cette tendance à la baisse est nationale.

Mais il n’en demeure pas moins que le taux d’expulsion est nettement supérieur en PACA (14,2 Pr 1000) alors que la moyenne nationale est de 9,6 Pr 1000.

L’enjeu est désormais de faire en sorte que ces expulsés trouvent un toit pour l’hiver car le nombre de sans abris lui par contre ne cesse d’augmenter.

A nous de pointer le déficit en hébergement d’urgence et de soutenir les associations qui sont sur le terrain.

Airbnb est une question plus complexe qu’il n’y paraît

 

La montée en puissance des protestations contre les locations Airbnb se poursuit. Après les hôteliers, voici venir le tour des copropriétaires.

J’ai toujours été sceptique sur la position des hôteliers parce que je considère que la cible touristique n’est pas la même. Ceux qui viennent sur Nice en location Airbnb n’ont pas les moyens de venir séjourner en hôtel. Airbnb et les autres plateformes visent la classe moyenne, notamment le couple avec enfants, et les jeunes qui n’ont pas les moyens de se payer l’hôtel et deux repas par jour au restaurant, voir en sandwicheries.

Airbnb est la traduction de la mondialisation et de la démocratisation du tourisme.

Par contre je comprends que certaines copropriétés soient excédées. Interdire les locations Airbnb est illusoire. C’est contraire au principe de la libre administration d’un bien immobilier par son propriétaire. Du moment qu’il a quitté impôts et taxes, il n’y a rien à dire ou peu, les procès étant coûteux pour les copropriétés et ayant des issues aléatoires.

C’est au niveau des règlements intérieurs des copropriétés que certains garde-fous peuvent être mis.

Mais Airbnb c’ est aussi bien d’autres aspects qu’il faut avoir à l’esprit.

Le problème majeur c’est le fait que les appartements en location Airbnb sont autant d’appartements retirés du marché de la location privée. Plus le nombre de Airbnb augmente, plus le marché locatif privé se tend. C’est une des causes de l’augmentation du prix des loyers dans le privé.

Le second problème est la finalité qui va de l’exploitation commerciale au complément de revenus. Certains se sont lancés dans de véritables petites entreprises, achètent des biens immobiliers avec cette seule finalité. Une des solutions serait de limiter le nombre de biens louables en Airbnb par foyer fiscal, (trois par exemple). Par contre il ne faut pas prendre de mesures aveugles car pour de nombreux foyers il s’agit d’un complément de revenus qui permet juste d’améliorer un niveau de vie sans cesse attaqué par des taxes et autres impôts.

Enfin il ne faut pas oublier que cette classe moyenne qui économise sur son budget hébergement est celle qui fait les beaux jours de nos restaurateurs limonadiers, celle qui consomme les loisirs et qui fait aussi travailler le boulanger et l’épicier du coin.

Sans compter ces petits revenus complémentaires de la voisine qui fera le ménage avant chaque arrivée ou de la personne qui viendra faire l’accueil à la place du propriétaire.

C’est tout cela Airbnb. Alors Pour ou contre ?

Déjeuner au Fourneau Économique auprès des personnes précarisées

 

Il y a des SDF mais pas que… Aussi des gens du quartier qui ne roulent pas sur l’or et qui viennent déjeuner au Fourneau pour un euro et en même temps lutter contre l’isolement qu’entraîne souvent la précarité économique

Ce fut l’occasion pour moi, comme chaque année, de saluer tous les joueurs de cartes et puis de déjeuner au milieu d’eux au sous sol, une salade, des pâtes à la bolognaise et deux tranches d’ananas.

Puis de mieux évaluer la situation en entretien avec sœur Anne-Marie. La fréquentation est un peu moins forte que l’an passé ce qui nous a tous deux réjouis mais cela demande une analyse plus fine quand les mauvais jours arriveront car là, l’été indien est exceptionnel.

La nuit nous appartient.

 

J’étais au forum Nice Nord hier soir pour cette rencontre avec les associations œuvrant dans la politique de la ville pour une soirée consacrée à l’idée d’inventer l’espace de nuit.

C’est dans ce cadre que j’ai rencontré les frères Kherfi et leur association médiation nomade.fr.

Yazid, ancien braqueur aujourd’hui consultant en prévention urbaine et auteur du livre « reprise de justesse ». Son frère Lakdar coordonne le forum national « la nuit nous appartient ».

Une discussion très intéressante sur la lutte contre la violence de certains jeunes, le mal être des cités, sur les moyens, les méthodes.

Mais ce qui m’a le plus marqué c’est le fait de m’adresser à des acteurs de terrain, dépourvus de certitude, tournés vers l’expérimentation.

« Ma Cité va Briller » aux Moulins !

 

C’est le nouveau challenge qui incite les jeunes à nettoyer leur quartier. Né dans le Val-d’Oise, ce défi commence à gagner toute la France.

Un nouveau challenge inspirant et destiné à rendre la planète plus propre vient de voir le jour. Après le Trash Tag Challenge, de plus en plus de personnes relèvent le Garges Clean Challenge. Son but : sensibiliser les jeunes habitants de cité en les faisant participer à un projet collectif.

Au bord de la mer comme au cœur des villes, les déchets s’accumulent. Cependant, les initiatives d’anonymes se multiplient pour combattre la pollution du quotidien. L’association Espoir et Création installée à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) a eu une idée pour mobiliser les jeunes et les sensibiliser à la question de l’environnement. Pour cela, elle a créé le Garges Clean Challenge aussi connu sous le hashtag #macitévabriller

A l’initiative #amira « ma cité va briller », c’était aux Moulins. Nous nous sommes retrouvés à 18h place des Amaryllis, gants, râteaux et sacs poubelles pour une opération de sensibilisation en plein cœur de la cité des Moulins. J’ai mis la main à la pâte pendant une heure. Mais je voulais surtout être là pour apporter mon soutien à Amira Za et à cette initiative qui s’est déroulée dans une bonne ambiance et qui en appelle d’autres, peut être dans d’autres quartiers.