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Catégorie — Gouvernement Macron

hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers

 

La hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers est une fausse bonne idée.

Plusieurs universités ont annoncé qu’elles n’appliqueraient pas la hausse des frais d’inscription pour les étudiants venant de pays hors de l’Union européenne comme le souhaite le gouvernement.

Je souhaite que tout soit fait pour qu’il en soit de même à l’Université de Nice et je suis prêt à soutenir toute initiative allant dans ce sens.

Cette mesure relève d’une vision à court terme qui me parait incompatible avec le discours d’Emmanuel macron prononcé à Erevan, affichant sa volonté de développer la Francophonie.

Elle n’est pas plus compatible avec la relation privilégiée, économique et culturelle que nous entretenons avec nos anciennes colonies et est porteuse, à terme, d’un recul de l’influence française en Afrique, incompatible avec la volonté exprimée de donner un nouvel essor à la politique de coopération et de développement que la France prétend mener.

Enfin elle n’est pas compatible avec l’objectif d’accessibilité aux universités françaises pour former les élites de demain. Une telle mesure conduirait à précariser davantage les étudiants étrangers extra-communautaires dont les parents ne sont pas riches et introduirait une forme larvée de sélection par l’argent.

Un master coûtera 243 euros à un étudiant européens et 3770 euros à un extra-communautaire. Ainsi on accueillera plus que les étudiants de familles aisées.

Les étudiants africains iront alors au Canada, aux États-Unis et qui sait, peut être en Chine, et cette fausse bonne idée se traduira immanquablement par un recul de notre influence dans le monde.

janvier 28, 2019   Commentaires fermés sur hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers

Le Grand Débat National

Vous avez été plusieurs à me demander quelle était ma position par rapport au Grand Débat National. Elle est contenue dans le discours prononcé à mes vœux, samedi dernier.

J’ai dit  » participer au grand débat national, ce n’est ni soutenir Macron, ni soutenir les gilets jaunes, c’ est aimer le France ». Je suis sur la même longueur d’onde que notre 1er secrétaire Olivier Faure et que Xavier Garcia.

Ce grand débat National est une première. Quelle que soient les critiques, certaines justifiées, on donne la parole au peuple, il faut qu’il la prenne pour se faire entendre.

Il est temps de montrer que dans une démocratie comme la notre, le dialogue et le débat sont plus efficaces que la violence.

Mais il y a d’autres enjeux. Il faut une participation importante de la gauche. Boycotter serait une erreur impardonnable car cela mettrait en exergue des propositions portées par l’extrême droite ou la droite, dont nous ne voulons pas.

Or ce que nous pensons doit aussi remonter. Lire que dans les 7 propositions de l’émission de Cyrille Hanouna, il y a la TVA à taux zéro pour les produits de 1ere nécessité et le CICE réservé aux TPE et aux PME, cela m’intéresse en tant qu’ homme de gauche.

L’enjeu est ailleurs. Il y a des urgences sociales et la gauche n’est pas prête de revenir. Ce n’ est pas tant les propositions qui remontent qui sont importantes, c’est la manière dont elles vont être restituées, analysées et dont elles vont déboucher sur des propositions. Et ça c’est la responsabilité du gouvernement.

Plus le taux de participation de la population aura été important et plus cela pèsera sur les décisions de l’exécution. Voilà pourquoi il faut participer.

Et ici il ne faut pas hésiter à organiser. Ne laissons pas ceux qui ont envie de participer se retrouver avec comme seule solution les cahiers de doléances de la ville de Nice dans les maisons de territoires. Ne laissons pas la ville mettre la main sur l’ensemble de ce processus. Notre responsabilité citoyenne est d’offrir des alternatives.

janvier 26, 2019   Commentaires fermés sur Le Grand Débat National

Mon soutien au monde sportif.

 

A l’attention de Jean Claude POIRIER et Arnaud BERTHIER, Co-présidents de la FSGT

Messieurs les Présidents,

Bien que n’étant pas parlementaire, vous m’avez adressé un courrier en date du 11 octobre 2018 nous alertant sur la réforme du mouvement sportif en cours. Votre courrier attire mon attention sur la baisse des subventions de l’État, sur le renchérissement de la pratique sportive qui risque d’en découler et sur le rôle et l’avenir des fédérations affinitaires.

Je tenais à vous faire connaître que je partage totalement vos inquiétudes.

Le sport doit bénéficier de moyens à la hauteur de ses apports humains, économiques et sociétaux. Il y a en France, 17,6 millions de licenciés dont 5 millions issus des fédérations affinitaires, c’est considérable.

J’ai toujours considéré que les fédérations affinitaires devaient être traitées à la hauteur de ce qu’elles apportent au mouvement sportif et je pense l’avoir traduit en actes lorsque j’étais en responsabilité à la Région Provence Alpes Côte d’Azur. C’est pour cela que j’ai toujours désapprouvé le traitement qui vous est réservé au niveau du CNOSF où vous êtes sous représentés.

Mais ce qui se prépare relève d’un tout autre débat.

Le sport ne peut être une simple variable d’ajustement des choix budgétaires du gouvernement. Après avoir été l’une des victimes collatérales de la suppression des emplois aidés, le mouvement sportif est cette fois-ci directement attaqué par une baisse de 6% du budget des sports, et en conséquence par la suppression de 1600 postes de conseillers techniques.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient un an après la désignation de la ville de Paris pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024 et que l’on était en droit de penser au contraire que l’État ferait un effort supplémentaire. Le CNOSF a d’ailleurs lancé une pétition en ligne, sous le titre  » Sport pour tous, Tous pour le sport », pétition que j’ai signée.

Il est évident que si les choix opérés étaient confirmés lors du vote du budget 2019, cela se traduira par la disparition de certains clubs, par le développement de la marchandisation du sport. Les pratiques sportives seront plus chères au moment où le pouvoir d’achat de nombreux français a déjà été touché.

J’ajoute qu’il s’agit d’une vision de court terme, y compris par rapport à la vision du chef de l’État. Vous dites qu’il n’est intéressé que par la performance mais vous, dirigeants de terrain, savez mieux que quiconque que la performance est issue de la détection et que pour que la détection dégage une élite, il faut qu’il y ait un sport de masse.

Nous sommes champions du monde mais sans cette politique menée depuis des années par les petits clubs, sait-on si Kilian M’Bappé aurait pu prendre sa première licence au FC Bondy ? En tout état de cause, il est évident que les choix d’aujourd’hui auront des répercussions sur la préparation des Jeux Olympiques de 2024 et sur ceux de 2028.

Le sport, en France plus qu’ailleurs, doit être considéré comme un investissement et non comme une charge. Avant de claironner sur la reconquête républicaine des quartiers, donnons-nous les moyens d’empêcher une nouvelle dégradation, sachant que le sport y contribue. Ne pas le reconnaître est une faute. C’est ne pas apprécier à sa juste mesure le rôle très important des clubs pour la promotion des valeurs républicaines, le développement de la citoyenneté, le mieux vivre ensemble, le respect de la laïcité, le respect des règles et de l’autorité de l’arbitre au moment où des enseignants se font mettre en joue par des adolescents armés.

Pour toutes ces raisons, vous pouvez compter sur mon fidèle soutien.

Je vous prie de croire, Messieurs les Présidents, en l’expression de mes sentiments les meilleurs

Patrick Allemand

octobre 30, 2018   Commentaires fermés sur Mon soutien au monde sportif.

Castaner au ministère de l’intérieur !

 

Castaner au ministère de l’intérieur !

Il aura fallu attendre deux semaines pour connaître la composition du nouveau gouvernement, après la démission de Gérard Collomb.

Pour sa nouvelle équipe, Emmanuel Macron a fait le choix de la continuité dans la méthode. Imperturbablement il continue son marché à droite et à gauche. Ainsi au ministère de l’intérieur qui est un poste clef, il remplace un proche par un autre proche, mais aussi un socialiste par un autre socialiste, Gérard Collomb par Christophe Castaner. Ce dernier sera secondé par une personnalité issue de la société civile, bien que Laurent Nunez se trouve être tout simplement l’ex-patron de la DGSI, c’est donc un spécialiste de la lutte anti-terroriste.

Si l’on excepte le cas de la place Beauvau il est clair que l’objectif à été de préserver l’équilibre des forces politiques et de ne surtout pas droitiser le gouvernement.

Pour le reste des nouveaux postes, au ministère de la culture, le chef de l’État nomme un ex-membre des Républicains, Franck Riester, député de Seine-et-Marne et qui préside le parti UDI-Agir.

Et c’est un ancien socialiste et pas n’importe lequel, qui prend le ministère de l’Agriculture. Didier Guillaume, ex-sénateur PS mais surtout ex-directeur de cabinet d’Henri Emmanuelli. C’est la première fois que sous l’ère Macron un homme venant de la gauche du PS entre au gouvernement. A priori il devra composer avec François De Rugy en ayant bien en tête que l’opposition entre Nicolas Hulot et Stéphane Travert s’ est terminée par le départ forcé ou volontaire des deux !

Après le coup de grisou qui avait frappé le Modem, les alliés centristes sont de retour puisque Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou, est promue ministre en charge du grand ministère de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriales. Marc Fesneau, pilier du Modem, est chargé lui des Relations avec le Parlement.

Enfin, Gabriel Attal, est nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Éducation nationale. Ça c’est pour la jeune garde.

octobre 16, 2018   Commentaires fermés sur Castaner au ministère de l’intérieur !

Un climat politique de plus en plus infect !

 

Jusqu’où cela ira-t-il ? On est en droit de se poser légitimement la question.

Force est de constater que la politique devient de plus en plus violente avec des polémiques à répétition parfois fondées, parfois artificielles. L’ extrême-droite est devenue experte en stratégie de la tension !

Tout est devenu sujet à faire de rien une affaire d’État. Les réseaux sociaux sont devenus de terribles caisses de résonance, des accélérateurs.

Derniers exemples en date :
L’obscur Nick Conrad, rappeur inconnu au bataillon, signe un clip d’une violence inouïe « Pendez les blancs » qui n’a qu’un succès très relatif (quelques centaines de vues) jusqu’à ce que l’extrême droite s’en empare et en quelques heures en fasse le sujet numéro 1 de l’actualité politique nationale.

Le selfie présidentiel avec deux jeunes à Saint Barthélémy. L’attaque immédiate de Marine Le Pen et de toute l’extrême droite fait de ce selfie l’ événement du jour alors que Macron a dit des choses importantes dans les Antilles à propos de l’avenir de ces territoires, de l’Europe, de la reconstruction, et même de la corruption. Non la question du jour est : à qui était destiné le doigt d’honneur du jeune black, au président ou au quartier? Là encore l’ extrême-droite a orienté la médiatisation.

Cette technique est très dangereuse. Elle oppose les français, les uns aux autres. Plus la France s’opposera au sein d’elle même, plus elle se fragilisera vis-à-vis de Le Pen et sa clique.

octobre 1, 2018   Commentaires fermés sur Un climat politique de plus en plus infect !