MERCI!

 

A tous ceux qui ont cru en ce combat. Attack, Tous citoyens, Mrap, les 3T, les Arianencs, Ensemble 06, PCF 06, PS 06, MRC, generation’s, EELV.Nous l’avons gagné tout simplement parce que nous avions la meilleure analyse de la situation et parce que notre combat pour l’égalité territoriale est juste.

Le tram passera à l’Ariane : nous avons gagné !

 

Ce sont avant tout les Arianencs qui ont gagné et dont je salue la détermination.

Merci à toutes les composantes exemplaires du collectif « Pour un tram à l’Ariane », à tous ceux qui se sont mobilisés, qui ont organisé des réunions publiques, qui ont monté les cages d’escaliers pour une pétition qui a dépassé les 7 000 signataires.

Cela montre qu’il ne faut rien lâcher et que les seuls combats perdus d’avance sont ceux que l’on ne mène pas.

Le 5 avril 2018, en plein conseil métropolitain, Christian Estrosi avait dit non au tram à l’Ariane arguant qu’il ne serait pas rentable. En tant que collectif nous raisonnions non pas uniquement sur l’Ariane mais aussi sur La Trinité et la Vallée du Paillon. C’est à cette même conclusion qu’aboutissent les études des services.

Dès lors, la proposition du président de la métropole (un tram entre Pasteur et La Trinité passant par l’Ariane, devenant un tram-train sur la voie ferré jusqu’à Cantaron) prend tout son sens. C’est une bonne nouvelle pour les déplacements dans la Métropole et pour la lutte contre le réchauffement climatique.

En tant qu’opposition constructive et sous réserve de certaines précisions, ce projet répond aux enjeux que nous avions identifiés. Nous le soutiendrons donc.

Le 6 juin 2019 c’est tout une victoire de la démocratie et de l’intérêt général.

Nous avons voté contre le lancement d’études pour la construction d’un nouveau port de commerce à Nice !

 

MON INTERVENTION LORS DU CONSEIL MÉTROPOLITAIN: Cela faisait longtemps que l’on n’en n’avait pas entendu parler. Voilà que vous nous soumettez une délibération pour relancer les études portant sur la construction d’un port de commerce métropolitain au niveau de l’aéroport de Nice Cote d’azur.

Nous ne comprenons pas cette décision écologiquement stupide, techniquement complexe et financièrement irréaliste.

Il y a 39 ans, le 16 novembre 1979, l’effondrement d’une partie de l’extension de l’aéroport en cours de travaux, créait un tsunami qui tuait onze personnes. Depuis l’idée de construction de ce port tantôt au large du port de Saint-Laurent-du-Var, tantôt à Cagnes-sur-Mer faisait régulièrement surface, heureusement sans suite concrète.

Cette délibération nous ramène au point de départ, dans la zone de l’aéroport. Une fois n’a donc pas suffi ! Le port de Nice n’est pas un élément clé de la stratégie nationale portuaire et maritime, même s’il conserve son statut de port d’intérêt national. Et ce n’est pas la perspective habilement glissée dans la délibération d’un port ultra moderne avec un impact environnemental réduit, avec l’utilisation d’énergies renouvelables et les nouvelles technologies omniprésentes dans votre projet qui va nous faire changer d’avis.

Il faudrait tout de même avoir un jour un peu de cohérence.

Vous ne pouvez pas marteler que vous voulez faire de Nice la ville verte de la Méditerranée et construire une infrastructure capable d’accueillir les plus grands navires de croisière du monde. Or, vous savez parfaitement qu’une étude de France Nature Environnement a évalué qu’un de ces paquebots à quai, polluait comme plusieurs centaines de milliers de voiture en termes d’émissions de particules fines et de dioxyde d’azote. Ce serait donc un choix qui aurait des conséquences désastreuses très importantes en matière de pollution.

Et puis, il faut bien mesurer qu’en 39 ans, l’aéroport a considérablement évolué. A l’époque, le trafic aérien était 6 fois moins important qu’aujourd’hui et les normes de sécurité édictées par la DGAC bien plus souples.

Enfin, il y a un autre aspect du problème, et non le moindre : l’aspect financier. Le coût absolument faramineux que représenterait la construction d’un nouveau port de commerce qui ne pourrait voir le jour qu’au large de l’aéroport, aucune autre solution n’étant envisageable à moins de mutiler une partie de la Baie des Anges.

Notre métropole est endettée à hauteur de 1,5 milliard d’euros. Vous avez entrainé tous les métropolitains dans le chantier de la ligne 2 du tram, un chantier qui se révèle être un gouffre financier à cause de son souterrain.

Mais non ! Même pas le temps de respirer, ça y est, ça vous reprend et vous arrivez avec la relance d’études portant sur la construction d’un nouveau port de commerce avec l’intention de le faire je suppose.

C’est totalement irresponsable !

Budget métropole 2019. Toutes les clefs pour mieux comprendre.

 

Intervention de Patrick ALLEMAND pour le groupe « Un Autre Avenir pour Nice »

Délibération 21.1 – Budget primitif exercice 2019 – Budget principal

Monsieur le président,

Le budget que vous nous présentez est sans surprise puisqu’il est conforme à un débat d’orientations budgétaires qui n’aura servi à rien.

Même s’il ne parvient pas à masquer la réalité de la situation, ce budget est intéressant à étudier.

Comme vous comptez sur l’amnésie des métropolitains, nous sommes là pour leur « rafraichir la mémoire ». A vrai dire, cette fois, il n’y en pas besoin. Aucune explication pédagogique ne vaut finalement une ponction dans le portefeuille. Chacun vient de recevoir les impôts locaux et a pu mesurer ce que nous dénoncions depuis des mois. Les métropolitains sont en colère et nous le font savoir.

En effet, les recettes fiscales paraissent relativement stables passant de 277 millions d’euros à 282 millions d’euros mais cela ne doit pas faire oublier qu’en 2017, les recettes fiscales n’étaient que de 212 millions. Cela fait 70 millions de hausse de recettes sur 2 ans, dont 64 millions provenant de cette fameuse part métropolitaine de la taxe foncière sur les propriétés bâties qui a mis le feu à votre majorité.

De même, vous annoncez une quasi stabilité sur la tarification des services autour de 213 millions d’euros, mais vous oubliez là aussi de rappeler qu’en 2018, vous avez augmenté le produit des services de 10 %, les recettes passant de 194 millions en 2017 à 213 en 2018.

Enfin, dernière astuce, vous avez modifié le rythme de cession des actifs de la société aéroportuaire. Vous aviez annoncé une revente sur trois ans pour un produit espéré de 100 millions d’euros ce qui correspond environ à 30 millions par an pendant trois ans. Or, vous avez inscrit au BP 2018, 50 millions d’euros de recettes.

C’est au prix de cette stratégie financière que vous avez réussi à redresser votre épargne nette. Elle était négative en 2017, d’à peine 2 millions en 2018. En 2019, l’épargne brute bénéficie notamment de 20 millions d’autofinancement en provenance du budget annexe de l’assainissement et elle s’établit à 116,3 millions d’euros alors que le remboursement de l’annuité en capital est de 94 millions d’euros. Ainsi, l’épargne nette devrait atteindre 22,3 millions d’euros.

Les intérêts de la dette, même si le poste est en baisse, continuent de peser considérablement sur le budget puisqu’ils atteignent 37,45 millions d’euros. Je rappelle pour mémoire que le logement, c’est un budget de 6,3 millions d’euros, soit 6 fois moins que les intérêts de la dette, et que le développement économique, c’est 5,3 millions d’euros, ce qui veut dire que cette année la métropole dépensera 7 fois moins pour le développement économique que pour le remboursement des intérêts de la dette.

Tout cela nous amène à l’examen du contrat financier que vous avez signé avec l’État et que nous n’avons pas voté, et pour cause. Il ne porte que sur le budget principal alors que l’essentiel de la dette de la métropole est supporté par le budget annexe des transports. Eh bien, malgré le fait que sur les trois conditions, vous avez réussi à échapper à celle concernant la maîtrise de la capacité de désendettement, vous n’arrivez quand même pas à être dans les clous. Vous remplissez l’objectif 1 qui concerne l’encadrement des dépenses de fonctionnement, mais pas l’objectif 2 qui concerne la baisse du besoin de financement. Cet objectif fixé par le dernier contrat financier représentait une baisse de 15 268 000 euros. Or l’amélioration au budget principal 2019 est de 13 191 148 euros, c’est à dire que vous êtes 2,1 millions d’euros au dessus, soit 14 %, c’est beaucoup ! Mais, comme votre engagement initial était de réduire votre encours d’emprunts sur la période de 58 millions d’euros, vous reportez à plus tard.

Et oui, vous gagnez du temps, c’est d’ailleurs un budget très politique. Le plus bel exemple est la ligne 70384. Vous étendez votre nouveau système de stationnement à de nouvelles zones, Carras, La Madeleine, Franck Pilatte. La logique voudrait que vos recettes concernant le produit des FPS (forfait post stationnement) augmentent. En bien non ! Les recettes étaient de 5,3 millions d’euros en 2018, vous inscrivez seulement 4 millions pour 2019. Ça sent l’année préélectorale.

Malgré toutes ces ficelles, l’encours de la dette continue de s’envoler. Il était de 1 milliard 393 millions d’euros au 1er janvier 2018. Il sera de 1 milliard 497 millions d’euros au 1er janvier 2019, 1,5 milliard

Avec ce budget, vous avez fait des choix politiques qui nous ramènent à la triste réalité. Ce n’est même pas un reproche, c’est un constat. Il y a le discours et les réalités.

Vous tenez un discours ambitieux, volontariste, mais la réalité, c’est que, malgré un niveau d’endettement jamais atteint, malgré des ponctions fiscales sans précédent, les dépenses d’équipements diminuent. Elles étaient de 408 millions d’euros en 2018, 445 millions en comptant les investissements des régies. Elles seront de 374 millions d’euros en 2019, 406 millions en comptant les régies. Les investissements baissent donc de 40 millions d’euros entre 2018 et 2019.

Mais dites le, assumez-le, vous avez dû réduire sérieusement la voilure. Et dans ces cas, on fait des choix, et choisir, c’est renoncer.

Vous avez orienté votre opération de communication sur la thématique de la métropole verte. Voulez-vous qu’on en parle ? Entre 2018 et 2019, les investissements en matière de développement durable passent de 20,3 millions d’euros en 2018 à 15,4 millions en2019 (-25 %).

Le discours sur l’attractivité et le développement économique, les investissements chutent de 5,3 millions à 4,3 millions.

Le discours sur la métropole du 21èmesiècle, les investissements passent de 7,5 millions à 6 millions d’euros.

Le logement, là vous êtes plus discret, le budget des investissements va diminuer passant de 8,2 millions à 6,3 millions d’euros (là aussi -25 %).

Et pendant ce temps, alors que le nombre de « sans logements » ne cesse de croître sur notre territoire, vous avez consacré en 2 ans, 3,9 millions d’euros à l’accompagnement artistique de la ligne 2. Cela représente plus de la moitié de ce que vous consacrez au logement sur 2019. C’est une faute politique.

Enfin, et ce sera ma conclusion, il faut attendre la page 80 du rapport, la dernière, pour annoncer que des crédits seront consacrés à deux études : celle du franchissement du Var par le tramway dont nous avons voté récemment le principe. Et celle pour la création d’une ligne BHNS pour l’Ariane et La Trinité, dont les Arianencs ne veulent pas et qui sauront le dire massivement d’ici quelques jours.

Pour toutes ces raisons nous voterons contre ce budget.