Non à la fermeture d’une classe à l’école des Baumettes !

 

Je suis intervenu par courrier auprès du Directeur académique concernant la fermeture programmée d’une classe de maternelle à l’école des Baumettes 1 pour la rentrée scolaire 2019-2020.

Actuellement, les Baumettes 1 comptent 6 classes : 3 classes avec 27 élèves et 3 classes avec 26 élèves.

J’ai particulièrement insisté sur le fait que cette école était située dans un secteur où se trouvent de nombreux hôtels meublés accueillant notamment des familles de réfugiés (politiques le plus souvent). Cette précision était nécessaire car les enfants issus de ces familles sont souvent scolarisés dans l’école des Baumettes.

Ainsi, l’école accueille environ 24,6 % de familles non francophones. Les enfants qui intègrent l’établissement ne parlent souvent pas le français et requièrent de la part des enseignants encore plus d’attention.

De plus, l’inscription d’enfants de familles réfugiées se fait souvent en cours d’année, bien après que les prévisions d’effectifs par classe aient été définies. Ainsi, 33 nouvelles inscriptions en maternelle 1 et une dizaine en maternelle 2 ont eu lieu au cours de l’année 2018-2019.

C’est la raison pour laquelle je souhaite vivement que la Direction Académique revienne sur la décision de suppression de cette classe pour l’année prochaine.

Soirée à l’AFESEN

C’est en présence de la consul du Sénégal à Marseille et de son équipe que L’ AFESEN fêtait hier soir le 59eme anniversaire de l’indépendance du Sénégal.

Une soirée magnifiquement organisée par Magatte Dabakh la présidente, une véritable amie, qui n’oublie jamais de m’inviter et Daba Diop qui avait assuré le montage de la vidéo retraçant l’action de toute l’association.

Cette soirée, c’était un festival de couleur arrosé de bissap et de gingembre et l’occasion pour moi de rappeler mon attachement à la communauté sénégalaise de Nice et le rôle qu’elle doit jouer pour renforcer les liens économiques et culturels avec notre ville lors d’une courte intervention.

Roms, ne pas mettre de l’huile sur le feu

Voici le texte intégral de ma réaction que vous avez pu lire ce matin sur le quotidien Nice Matin en page 3.

Très fragilisée à la suite de la rumeur répandue en Ile de France sur les enlèvements d’enfants, la communauté Rom a actuellement besoin de notre protection.

Elle n’a pas besoin, à Nice, d’un maire qui instrumentalise les réseaux sociaux en diffusant des photos de mineurs (mêmes floutés) entassés par la misère à l’arrière d’une fourgonnette.

Qu’entend-il par « agir sans tarder » ? S’agit-il de trouver un toit à ces familles ? Ou, s’agit-il de tout faire pour les chasser de Nice ?

Décidément, ça commence fort ! La lutte sera sans merci entre les deux leaders de la droite locale pour braconner sur l’électorat populiste.

Soutien aux roms contre les fake news!

 

Il y a quelques semaines j’étais à la Zomne, avec Viorel Costache et nous évoquions certains projets de meilleure intégration des roms en France, nous analysions les programmes européens qui pourraient y participer. Nous étions e’debqt au sein de l’association Prales qui veut dire frère en romani.

Viorel caressait même l’espoir de pouvoir organiser des voyages pédagogiques avec des classes comprenant des roms et des non roms pour mieux faire connaitre leur culture. Nous étions à des années lumière d’imaginer ce qui allait arriver et qui doit le laisser pantois et, en même temps, montre que le chemin sera encore long.

Cette affaire, c’est comment le numérique à t’il pu nous renvoyer au Moyen Âge ?

Comment ce mythe ancestral de la camionnette et des Roms voleurs d’enfants à t’il pu remonter à la surface dans plusieurs départements d’île-de-France ?

Malgré les démentis par la police et par la justice, la rumeur a pris une ampleur sans précédent. Les réseaux sociaux se sont révélés plus performants que la parole de l’Etat et c’est extrêmement inquiétant.

Que les réseaux sociaux continuent à diffuser une fake news alors que la police l’a explicitement démenti est une aberration. En l’espace de quelques jours, les témoignages et photos de véhicules, soi-disant stationnés près des écoles pour enlever des enfants et les revendre, se sont propagés comme sur les comptes Snapchat, Twitter et Facebook de façon très virulente.

Résultat, il y a eu des dizaines d’agressions et des violences ont visé les roms, désignés par les réseaux sociaux comme enlevant des enfants.

J’espère vivement que les responsables, les instigateurs seront retrouvés et sévèrement condamnés et je réaffirme mon soutien à Viorel et à ses équipes de Prales.

La vérité sur le pacte de Marrakech

 

La signature de ce pacte a fait couler pas mal d’encre en France, et s’est révélée une aubaine pour l’extrême droite qui, en plein mouvement des « Gilets jaunes » a fait passer son slogan « de l’argent pour les migrants, c’est moins d’argent pour les français ».

En fait ce texte international sur les migrations suscite de nombreuses incompréhensions.

Qu’est-ce qui a été approuvé à Marrakech ?

Le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été approuvé lundi lors d’une conférence organisée par l’Organisation des Nations unies (ONU) à Marrakech (Maroc) en présence de représentants de près de 160 pays. Le texte doit encore être ratifié mercredi 19 décembre lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

Dès le préambule, le pacte précise qu’il établit « un cadre de coopération juridiquement non contraignant, qui repose sur les engagements convenus par les États membres » et qu’il « respecte la souveraineté des États et les obligations que leur fait le droit international ». Concrètement, cela signifie que chaque pays, même s’il signe ce texte, pourra continuer de facto à mener une politique qui y est contraire sans encourir aucune sanction.

Il s’agit d’un document qui fixe un certain nombre d’objectifs pour « améliorer la coopération en matière de migrations internationales », accompagnés de mécanismes de suivi des mesures à toutes les étapes, un point c’est tout :

-mieux connaître les flux au moyen de collectes de données précises ;
-lutter contre les « facteurs négatifs et les problèmes structurels » qui poussent les individus à quitter leur pays ;
-rendre plus accessibles les filières légales de migration,
-fournir des preuves d’identité à chacun,
-« veiller à l’invariabilité et à la prévisibilité des procédures migratoires » ;
-rendre les périples migratoires moins dangereux,
-« sauver des vies » par une action internationale coordonnée,
-lutter contre les passeurs et la traite des personnes ;
-mieux gérer les frontières,
-limiter le recours à la rétention administrative,
-renforcer la coopération consulaire ;
-une fois les migrants arrivés dans un pays, leur assurer des services de base, les moyens de s’intégrer, reconnaître leurs qualifications et éliminer toutes les discriminations ;
-permettre aux migrants de contribuer au développement de leur pays d’origine,
-simplifier les envois de fonds,
-faciliter leur retour en assurant la portabilité de leurs droits.

La signature de ce pacte a suscité énormément de désinformation et de manipulations politiques.

Ce texte n’est pas un « un préalable à un afflux massif de réfugiés » : il n’oblige un pays à ouvrir ses frontières ou ne formule de quotas de migrations obligatoires. Il ne vise pas non plus à créer un « appel d’air » mondial, mais plutôt à prendre en compte la réalité actuelle pour mieux l’accompagner ;

Il ne s’agit pas plus de « mettre en place une censure de la presse » : simplement le pacte invite à « promouvoir une information indépendante, objective et de qualité, y compris sur Internet » et à « cesser de subventionner les médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse » ;

Le pacte ne recommande pas non plus le « remplacement des Européens par des migrants » pour favoriser l’arrivée de travailleurs immigrés « payés un euro l’heure ». Le texte dit justement l’inverse, puisqu’il appelle à faciliter l’accès des migrants à un travail décent et à l’économie formelle ;

Enfin, à aucun moment, la souveraineté des pays n’est remise en question par le pacte des migrations.

Pour plus de détails vous reporter à plusieurs excellents articles du « monde ».