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Catégorie — Résistance

Le Secours Populaire pleure Julien Lauprêtre

Julien Lauprêtre, l’indestructible président du Secours Populaire depuis 1954 est mort, il y a une semaine à la suite d’une chute.

Hier Nice rendait hommage à cet homme peu médiatique mais au combien important dans la lutte contre la pauvreté et la précarité. J’y suis allé et j’ai fait une brève intervention que vous pourrez écouter.

Comme je l’ai indiqué hier brièvement, Julien Lauprêtre c’était le Secours Populaire mais pas que cela.

Son engagement était la conséquence de son parcours de vie.

Il avait été résistant dès 1942. Incarcéré tout jeune à la prison de la santé, il décide de consacrer sa vie à l’action militante, politique et

Missak Manouchian, le chef du groupe de l’Affiche rouge, qu’il côtoie à la santé lui laisse ce message qui deviendra le fil conducteur de toute sa vie

« Moi je suis foutu, je vais être fusillé, mais toi il faut que tu fasses quelque chose d’utile et que tu rendes la société moins injuste… »

Militant communiste, il a voulu que le Secours Populaire devienne un mouvement d’éducation populaire, indépendant des partis et indépendant de l’état. Chacun d’entre nous a en mémoire ces grandes journées d’été organisées par le Secours Populaire, où des milliers de jeunes de la France entière se retrouvaient après avoir pris d’assaut les gares.

Je partage la peine des salariés, des militants, des centaines de bénévoles qui ont contribué à ses côtés à faire du Secours Populaire, ce qu’il est aujourd’hui. C’était la raison de ma présence à leur côté hier.

mai 3, 2019   Commentaires fermés sur Le Secours Populaire pleure Julien Lauprêtre

Les amis de l’humanité Alpes-Maritimes se sont constitués en association

J’étais invité, j’y suis allé, j’ai même dit mon mot alors que je ne suis pas un lecteur de l’humanité. Par contre je soutiens plus que jamais la presse écrite, les journalistes de la presse écrite.

La diminution des subventions de l’État, la diminution du nombre de militants, le retard dans le virage numérique, la réticence à une recapitalisation qui pourrait peser sur la ligne éditoriale, les raisons des difficultés financières de  » l’humanité » ne manquent pas mais ce n’est pas l’essentiel.

La démocratie a besoin du pluralisme de la presse car à chaque fois qu’un titre meurt, c’est la démocratie qui recule.

Comme ne le disait pas Voltaire « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ».

avril 13, 2019   Commentaires fermés sur Les amis de l’humanité Alpes-Maritimes se sont constitués en association

18 heures, place Garibaldi, la gauche niçoise dénonce les violences policières

Nous étions entre 4 et 500 peut être plus, peu importe. L’essentiel était de se retrouver au seins d une démarche collective pour dire non aux violences policières. « Nice au Cœur » s’était associé à ce rassemblement.

Je peux entendre ceux qui rappellent, à juste titre, que tout rassemblement était interdit, samedi dernier, place Garibaldi.

Je peux entendre entendre qu’il y a eu des sommations au préalable, que la police procède à des interpellations de participants refusant d’obtempérer parce que l’état de droit est le même pour tous.

Mais à Nice il n’y eu aucun incident grave pendant les 18 premiers actes des Gilets Jaunes. Il a fallu cet acte 19 pour que l’on frôle le drame.

Le pouvoir ne cesse de dire qu’il faut faire la différence entre les gilets jaunes et les casseurs infiltrés mais il n’y avait pas de blacks blocs à Garibaldi, il n’y avait qu’une soixantaine de militants progressistes. Il ne constituaient une menace ni pour les personnes, ni pour les biens, ni pour les forces de l’ordre ni pour l’ordre public.

Or le déploiement de forces à Garibaldi était démesuré. Les policiers ont chargé sans autre raison que de nettoyer la place de ces récalcitrants parmi lesquels se trouvait Geneviève Legay avec son drapeau arc en ciel, symbole de la paix avant d’être projetée au sol et de heurter avec sa tête un plot.

L’ usage disproportionné de la force publique n’est pas admissible dans une démocratie comme la notre.

Je condamne donc ce qui s’est passé avec la plus grande fermeté et je ne cautionnerai jamais une dérive autoritaire. C’ était le sens de ma présence ce soir à ce rassemblement.

mars 25, 2019   Commentaires fermés sur 18 heures, place Garibaldi, la gauche niçoise dénonce les violences policières

Sauvons les nuits du Sud !

 

Teo Saavedra a fait en 20 ans d’un petit festival un festival référence. Il lui a donné une identité, une philosophie.

Les nuits du Sud, c’est Vence et c’est la place. Ici assis ou debout on paie le même prix, l’ambiance est décontractée, les restaurants travaillent.

Téo a su conserver année après année une programmation de qualité, variée, très accessible par rapport au Festival du Jazz de Nice.

Déplacer ce festival sur un stade, ce sera le faire rompre avec son histoire. Bien sûr un jardin en centre ville je peux comprendre que les personnes âgées le veuillent. Mais Vence a montré qu’elle pouvait avoir aussi un autre avenir.

Aidons Téo et son équipe à sauver les Nuits du Sud. Une pétition a été lancée sur change.org. « #nuits du Sud 4 ever ».

Partageons la et faisons la connaître autour de nous !

octobre 18, 2018   Commentaires fermés sur Sauvons les nuits du Sud !

Le groupe Missak Manouchian a perdu son dernier membre !

 

C’ est l’une des dernières pages de la seconde guerre mondiale et de la Résistance qui se tourne.
Avec la mort d’Arsène Tchakarian, samedi 4 août à l’âge de 101 ans, disparaît le dernier survivant du groupe Missak Manouchian, dont 22 membres furent exécutés par les nazis le 21 février 1944 au Mont-Valérien.

Cette histoire, c’est avant tout celle de l’affiche Rouge.

Le réseau Manouchian était constitué de 23 résistants communistes, dont 20 étrangers et une femme, des Espagnols rescapés de Franco, enfermés dans les camps français des Pyrénées, des Italiens résistant au fascisme, Arméniens, Juifs surtout échappés à la rafle du Vel’d’Hiv de juillet 1942 et dirigés par un Arménien, Missak Manouchian. Il faisait partie des Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée.

Ils furent arrêtés en novembre 1943 et jugés en février 1944, condamnés à mort le 21 février 1944 et fusillés le même jour au fort du Mont-Valérien à l’exception d’Olga Bancic, la seule femme du groupe, décapitée le 10 mai de la même année à Stuttgart, en application du manuel de droit criminel de la Wehrmacht interdisant alors de fusiller les femmes.

août 6, 2018   Commentaires fermés sur Le groupe Missak Manouchian a perdu son dernier membre !